Accueil POLITIQUE Macky Sall claque la porte de l’ONU malgré les appels à justice

Macky Sall claque la porte de l’ONU malgré les appels à justice

0
77

Alors que le Sénégal se prépare à projeter son ancien chef d’État sur la scène internationale, les associations de victimes brandissent un rappel brutal : la quête de vérité ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de l’ambition diplomatique.

Un soutien officiel qui déclenche la colère

Le chef de l’État actuel, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé son appui à la candidature de Macky Sall pour le poste de secrétaire général des Nations unies. Cette prise de position a immédiatement été critiquée par le Collectif des familles des martyrs, l’Initiative Zéro Impunité (IZI) et le Collectif des victimes de Macky Sall, qui dénoncent ce qu’ils qualifient de « lobbying » inapproprié.

Ces trois organisations insistent sur le fait que la politique extérieure du Sénégal doit rester alignée avec les engagements nationaux en matière de droits humains, de justice et de lutte contre l’impunité. Elles rappellent que les personnes touchées par les violences survenues entre 2021 et 2024 attendent toujours « vérité, justice et réparation ».

Des avancées judiciaires jugées insuffisantes

Les groupes soulignent que les autorités ont récemment rendu publiques des informations judiciaires et procédé aux premières mises en examen liées aux faits de 2021‑2024. Bien que ces mesures soient accueillies comme un pas dans la bonne direction, les collectifs précisent qu’elles ne constituent pas la conclusion du processus judiciaire.

Ils exigent que les enquêtes poursuivent leur cours, en respectant la présomption d’innocence et les droits de la défense, afin d’établir l’ensemble des responsabilités éventuelles. Un accès effectif à la justice pour les victimes, ainsi que la réparation intégrale des préjudices subis, sont également réclamés comme exigences non négociables.

En somme, la décision de soutenir Macky Sall à l’ONU est perçue comme un risque de dilution des exigences de vérité et de réparation, au détriment des familles qui attendent depuis longtemps une reconnaissance officielle de leurs souffrances.

Si le gouvernement ne parvient pas à concilier ambition internationale et exigences de justice interne, il pourrait voir son image ternie tant à l’échelle nationale qu’internationale, alimentant le sentiment d’impunité qui persiste déjà dans le pays.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici