La Côte d’Ivoire, pilier de l’économie cacaoyère et caféière, vient d’officialiser un pas stratégique majeur pour l’avenir de ses productions agricoles. Lors du Conseil des ministres du mercredi 23 septembre, le gouvernement a approuvé la fondation d’un Institut du Café et du Cacao (I2C). Cette décision traduit une ambition claire : revitaliser et consolider son hégémonie scientifique et économique sur ces filières vitales, en positionnant le pays à la pointe de l’innovation.
Une quête d’excellence pour la compétitivité globale
L’objectif primordial de ce nouvel institut est de reconquérir une pleine autonomie en matière de recherche pour le café et le cacao. Le communiqué gouvernemental souligne la nécessité pour l’I2C d’« offrir un environnement de recherche optimal, intégrant les nouvelles technologies de pointe, avec un capital humain de haute spécialisation ». L’institut se veut un carrefour d’expertises, tissant un « réseau de coopération scientifique » incluant les universités nationales, des « pôles d’excellence régionaux » et des « organisations internationales de premier plan ». Cette démarche vise à garantir que la Côte d’Ivoire puisse « répondre efficacement aux enjeux de compétitivité et de maîtrise des standards du marché mondial » face aux défis contemporains et à la pression des marchés internationaux.
Divo, un laboratoire vivant pour l’innovation agronomique
Le futur siège de l’I2C ne sera pas érigé ex nihilo, mais trouvera sa place sur le site déjà existant de la station de recherche du Centre national de recherche agronomique (CNRA) à Divo. Cette localisation n’est pas fortuite : cette station bénéficie déjà d’infrastructures précieuses, notamment des banques de gènes et des parcelles expérimentales de café et de cacao arrivées à maturité. Ces ressources constituent une base solide et indispensable pour des avancées significatives en matière de recherche variétale et pour développer des cultures résilientes, capables de s’adapter aux nouvelles contraintes agronomiques et climatiques qui impactent la production mondiale.
Avec cette initiative, la Côte d’Ivoire envoie un signal fort de sa détermination à ne plus seulement être un producteur majeur, mais aussi un leader intellectuel et scientifique de l’industrie du café et du cacao. L’I2C est appelé à jouer un rôle central non seulement pour l’économie ivoirienne, mais potentiellement aussi pour stimuler l’innovation et la résilience agricole à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest et au-delà.



