Lors d’une entrevue exclusive accordée à France 24 et RFI à New York, le chef de l’État a mis fin à l’opacité entourant son éloignement d’Ousmane Sonko, ancien mentor et figure du Pastef. Au-delà d’un simple différend, il a décrit une véritable fracture institutionnelle qui, selon lui, ne freine pas le mouvement du pays.
Une cassure au cœur du pouvoir
Le président a déclaré : « Nous avons eu des divergences persistantes sur certains sujets. Le président de la République que je suis l’avais choisi comme premier ministre en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Constitution ». Il a poursuivi en précisant que, face à une perte de confiance durable, il a dû désigner un autre titulaire du poste de premier ministre : « Quand cette rupture de confiance a persisté, je me suis choisi un autre premier ministre ». Ces propos, jamais formulés auparavant, dévoilent la profondeur du désaccord.
Conséquences visibles pour le pays
Selon le dirigeant, la scission n’a pas entravé le rythme national : « le Sénégal avance et la République à l’heure et c’est la seule qui soit immuable ». Il suggère ainsi que l’État continue de fonctionner de manière stable, indépendamment des querelles internes, et que les institutions restent ancrées dans la continuité.
Le serment comme unique contrainte
Face aux accusations de trahison, le président a rappelé son engagement suprême : « La seule chose que je suis susceptible de trahir, c’est mon serment devant le peuple sénégalais et devant Dieu. Au-delà de ce serment, il n’y a rien d’autre qui m’engage ». Cette affirmation place la loyauté envers le peuple au-dessus de toute alliance politique.
En définitive, cette révélation redessine les lignes de force au sein du paysage politique sénégalais. Si la rupture a été nette, le président assure que la trajectoire du pays reste inchangée, laissant les observateurs scruter les prochains ajustements gouvernementaux.



