Une nouvelle secousse agite le paysage politique local à Tambacounda. Mamadou Kassé, figure politique locale, se retrouve au cœur d’une controverse majeure. Son ancien parti, l’Alliance pour la République (APR), exige qu’il renonce à son mandat de président du Conseil départemental, une position qu’il avait obtenue sous leur bannière après avoir modifié son affiliation politique. Cette demande, perçue par certains comme une vendetta, met en lumière les tensions grandissantes entre ex-alliés.
Le parcours politique mouvementé d’un leader
Cette offensive de l’APR fait suite à un virage politique significatif de la part de Mamadou Kassé. Après avoir quitté les rangs de la formation de l’ancien président Macky Sall, il a choisi de lancer sa propre entité politique, le Rassemblement du peuple républicain (RPR)-Yoonu Ndam. Ce n’est pas tout : il a ensuite rejoint Kiiray, le parti qui soutient l’actuel chef de l’État. Ce cheminement illustre la fluidité et les réalignements constants qui caractérisent la scène politique sénégalaise, mais il a visiblement laissé un goût amer chez ses anciens camarades.
Une exigence perçue comme un acharnement ciblé
L’insistance des militants apéristes de Tamba n’est pas passée inaperçue. Des informations relayées par « Les Échos » rapportent que, le samedi précédent, des jeunes et d’autres membres de l’APR de Tamba ont affirmé leur intention de se rendre directement au siège du Conseil départemental. Leur objectif est clair : récupérer le poste de président désormais occupé par leur ex-responsable local. La démarche soulève cependant des interrogations. Le même quotidien s’étonne de ce que cette requête ne soit pas étendue aux « plus de 300 maires » ayant aussi quitté les rangs de l’APR, suggérant une campagne plus personnelle et sélective contre Monsieur Kassé.
Cet épisode met en lumière la difficulté des transitions politiques et la nature parfois rancunière des séparations partisanes. Alors que le Sénégal se prépare à de nouveaux défis, la question de la loyauté et de la légitimité des mandats obtenus sous une bannière puis conservés après un changement d’affiliation reste un enjeu crucial. L’affaire Mamadou Kassé à Tamba pourrait bien devenir un cas d’étude sur les dynamiques de pouvoir et les ruptures d’alliances au sein de l’échiquier politique national.



