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Ndèye Nguénar Mbodji renforce la riposte à Louga face à 16 cas de diphtérie

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Pour les familles sénégalaises, l’épidémie de diphtérie qui s’amplifie dans le nord du pays représente une menace directe, surtout pour les tout‑petits. La région de Louga, récemment mise en lumière, se trouve au cœur d’une mobilisation sanitaire sans précédent.

Explosion des cas à Louga et réponses immédiates

Lors d’une réunion régionale dédiée aux urgences épidémiques, les autorités ont annoncé la détection de seize infections, dont une a conduit au décès d’un patient. La gouverneure, Ndèye Nguénar Mbodji, a indiqué que le dispositif de lutte serait immédiatement renforcé, avec le déploiement d’équipes de vaccination et de communication dans les trois départements concernés. Les localités de Kébémér et Darou Moukhty comptent respectivement cinq et trois cas, soulignant la nécessité d’une présence accrue des agents de santé sur le terrain.

Le tableau national : une hausse alarmante

À l’échelle du Sénégal, le nombre de cas confirmés a bondi à cinquante‑sept au 8 septembre, avec huit victimes. La région de Kédougou demeure la plus touchée, affichant vingt‑sept patients, tandis que les zones de Saraya ont recensé cinq cent quatre‑vingt‑un cas suspects entre mai et août, dont trois jeunes enfants décédés à l’hôpital régional Amath Dansokho. Cette progression rapide, passée de trente‑quatre cas le 4 septembre à cinquante‑sept quatre jours plus tard, intensifie la pression sur les services de santé.

Mesures de prévention et appel à la vigilance

Les experts sanitaires insistent sur l’importance de reconnaître les premiers signes : difficultés à avaler, inflammation de la gorge, fièvre, taches blanchâtres, voire détresse respiratoire ou saignements nasaux. Le Dr Moustapha Faye recommande de se rendre sans délai à l’établissement de santé le plus proche. Le protocole vaccinal complet pour les enfants de zéro à cinq ans comprend trois injections administrées aux six, dix et quatorze semaines de vie. En parallèle, le port du masque, la limitation des contacts rapprochés et le suivi des personnes exposées sont préconisés pour freiner la transmission par gouttelettes.

En renforçant la surveillance, en mobilisant les sous‑préfets et en exigeant une transparence totale des prestataires, les autorités espèrent inverser la tendance et protéger les communautés les plus vulnérables. Le succès de cette campagne dépendra de l’adhésion collective et de la rapidité avec laquelle les mesures seront appliquées.

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