Au-delà d’une simple journée de nettoyage, Dakar s’affirme dans une démarche ambitieuse de transformation. À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse en 2026, la capitale sénégalaise a orchestré une vaste opération d’assainissement, notamment sur la plage de la Cour de cassation. Mais cette initiative collective, qui a mobilisé une diversité d’acteurs, vise avant tout à forger un héritage écologique profond, bien au-delà de la compétition sportive.
Une mobilisation sans précédent pour un objectif commun
Le dimanche 20 septembre, les rives de la Cour de cassation ont été le théâtre d’une action civique remarquable. La Ville de Dakar, le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ), ainsi que l’Union européenne, ont fédéré leurs efforts, rejoignant des élus locaux, des agents municipaux, des jeunes et de nombreux habitants. Cette journée, inscrite dans le cadre du « World Clean Up Day », ne s’est pas limitée à un seul site. Khadija Sarr, responsable des opérations urbaines au COJOJ, a précisé que près de dix des dix-neuf communes ont également mené des interventions similaires, témoignant d’une volonté partagée de préparer et d’embellir la métropole pour les délégations internationales.
L’ancrage d’une conscience environnementale pérenne
Cependant, la portée de cette opération s’étend bien au-delà de l’instant présent. Les organisateurs expriment clairement leur intention de prolonger ces efforts au-delà de l’événement. Khadija Sarr a mis en lumière l’impératif de maintenir ces actions jusqu’à la conclusion des Jeux et de les intégrer comme un véritable héritage durable. Thomas Eguebarth, chargé d’affaires de l’Union européenne au Sénégal, a souligné la responsabilité partagée de chacun pour la sauvegarde de notre environnement. Ce partenariat en faveur de l’écologie englobe également des projets cruciaux tels que la dépollution de la baie de Hann et le développement de systèmes de transports publics respectueux de l’environnement.
De son côté, Dieynaba Ba Dème, maire de Fann-Point E-Amitié et représentante du maire de Dakar, a insisté sur l’importance de la sensibilisation et de l’engagement citoyen. Elle a rappelé qu’une unique journée de nettoyage, même d’envergure, ne saurait suffire. Cette perspective rejoint l’accord de collaboration signé le 17 mars 2026 entre le maire de Dakar et Mamadou Diagna Ndiaye, président du COJOJ, qui jette les bases d’un engagement continu.
L’ambition affichée par Dakar pour les JOJ 2026 dépasse largement la simple organisation sportive. C’est une vision d’une ville plus propre, plus verte, où la responsabilité environnementale devient une valeur ancrée chez chaque citoyen. Le défi réside désormais dans la capacité à transformer cette mobilisation ponctuelle en une dynamique constante, assurant que les efforts déployés aujourd’hui bénéficient aux générations futures et renforcent l’image d’une capitale engagée pour un développement véritablement durable.



