Alors que le Sénégal lutte contre une chute nette des capitaux étrangers, le président Bassirou Diomaye Faye a amorcé une tournée stratégique qui l’a mené des capitales américaines aux hubs du Golfe avant d’atterrir à New York. Son objectif : inverser la tendance et ouvrir de nouvelles voies de financement.
Une tournée décisive entre Washington et Abu Dhabi
Le lundi 21 septembre 2026, le chef d’État a quitté Dakar pour les États‑Unis. Avant ce départ, il avait déjà visité Washington les 14 et 15 septembre, puis Abu Dhabi les 16 et 17 septembre, marquant ainsi son premier grand déplacement officiel hors du continent africain. À Washington, il a cherché à consolider l’accès du Sénégal aux mécanismes multilatéraux et à renforcer la crédibilité financière du pays. Deux jours plus tard, à Abu Dhabi, les discussions ont davantage porté sur les fonds souverains et les partenariats économiques.
Objectifs économiques clairs et cadre du FMI
Cette série de rencontres s’inscrit dans une volonté explicite de diversifier les alliances sénégalaises et de stimuler les investissements directs étrangers, dont le volume a fortement reculé. Le contexte économique est soutenu par un accord avec le Fonds monétaire international, incluant une nouvelle facilité de crédit élargie d’environ 2,2 milliards de dollars sur 36 mois. Cette enveloppe vise à stabiliser les finances publiques et à rassurer les investisseurs potentiels.
Le passage à New York, annoncé par le quotidien Rewmi, permettra à Bassirou Diomaye Faye de prendre la parole devant la communauté internationale lors de la semaine de haut niveau de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Il exposera la vision sénégalaise sur les enjeux mondiaux, tout en soulignant les réformes entreprises et les opportunités d’affaires pour les partenaires étrangers.
Cette offensive diplomatique et économique, orchestrée sur trois continents en l’espace de quelques jours, montre une ambition de repositionner le Sénégal comme un hub attractif pour les capitaux mondiaux.
Enjeux pour le futur du pays
Si les engagements pris à Washington, Abu Dhabi et New York se traduisent en projets concrets, le Sénégal pourrait voir une reprise notable des flux d’investissements, renforçant ainsi sa croissance et son rôle sur la scène internationale. Le succès de cette démarche dépendra toutefois de la capacité du gouvernement à mettre en œuvre les réformes promises et à garantir un environnement propice aux affaires.
En définitive, le déplacement du président à New York représente plus qu’une simple participation à une réunion internationale ; il s’agit d’un véritable levier pour revitaliser l’économie sénégalaise et diversifier ses partenaires stratégiques.



