Dans une atmosphère survoltée, les responsables et sympathisants de l’Alliance pour la République (APR) se sont rassemblés massivement à Goudiry, le samedi 19 septembre 2026. Sous l’impulsion du député Djimo Souaré, cette rencontre d’envergure visait à insuffler une nouvelle vitalité aux structures partisanes et à poser les jalons d’une future reconquête du pouvoir. Une démonstration qui intervient dans un contexte politique complexe pour l’APR, toujours à la recherche d’une figure de proue après le retrait de l’ex-président Macky Sall.
L’APR se remobilise : Goudiry, point de départ de la relance
L’assemblée générale de Goudiry a réuni une brochette d’éminentes personnalités de l’APR, dont Abdou Mbow, Hamidou Anne, Néné Fatoumata Tall Mbaye, et Angélique Manga, aux côtés d’une base militante fervente. L’objectif était clair : insuffler une nouvelle dynamique et préparer le terrain pour un retour aux affaires. Cette initiative, relayée notamment par Senegal7, met en lumière la volonté ardente du parti de se réorganiser et de se positionner comme une alternative crédible dans le paysage politique national. Alors que l’ombre de la transition post-Macky Sall plane toujours, la base militante a fait entendre sa voix, exigeant clarté et cohésion.
Le casse-tête du leadership et les limites statutaires
Malgré l’énergie déployée à Goudiry, l’APR fait face à un défi de taille : l’absence d’un dirigeant clairement identifié depuis la passation de pouvoir de Macky Sall. Me Oumar Youm a d’ailleurs lancé un vibrant appel aux cadres du parti, les exhortant à ne pas manquer l’étape cruciale de la désignation d’un nouveau chef. Cet enjeu est d’autant plus délicat que les statuts de l’APR restreignent drastiquement la création de mouvements ou de courants internes par les militants. Cette rigidité statutaire pourrait potentiellement compliquer l’émergence naturelle de leaders et de débats constructifs nécessaires à une revitalisation démocratique du parti.
La reconquête du pouvoir : une cible affichée avec confiance
L’ambition de revenir au pouvoir n’est pas seulement un vœu pieux pour l’APR ; elle se nourrit aussi d’une analyse des récentes évolutions politiques. Abdou Mbow n’a pas manqué de souligner la chute, qualifiée d’« inédite », du parti Pastef, qui, selon lui, est passé d’un score de 54 % des voix à la perte totale de sa position dominante. Une situation que l’APR interprète comme une opportunité historique de « se remettre en ordre de bataille » et de reprendre le flambeau. Cette volonté farouche de reconquête ne se limite pas à Goudiry : des initiatives similaires se dessinent, comme en témoigne le panel organisé à Thiès, entièrement dédié au thème : « L’APR à la reconquête de Thiès ». Ces actions concertées signalent une détermination collective à redonner à l’Alliance pour la République son lustre d’antan et à se projeter avec audace vers les prochaines échéances électorales.



