La toile sénégalaise s’est récemment enflammée autour d’une rumeur persistante : un accord conclu entre le Sénégal et le géant énergétique italien Eni inclurait les gisements stratégiques de Yakaar-Teranga. Face à cette agitation, le ministère de l’Énergie et du Pétrole a pris les devants, réfutant avec vigueur ces affirmations, qu’il qualifie de totalement infondées. Une clarification cruciale pour la gestion transparente des richesses nationales et la confiance du public.
L’accord Eni : une exploration ciblée et non un contrat de cession
Le département ministériel a tenu à préciser la nature exacte du protocole d’accord paraphé avec Eni. Contrairement aux allégations, ce document ne constitue en aucune manière un contrat d’exploitation pétrolière ou gazière et ne prévoit aucun transfert de propriété. Son objectif est bien plus circonscrit : il autorise exclusivement la compagnie italienne à financer, sur ses propres deniers, des études préliminaires de nature géologique et géophysique. Ces investigations visent à évaluer le potentiel des blocs offshore SN01M, SN02M, SN03M, SN07M et SN04M. Il est impératif de souligner que ce protocole n’accorde à Eni ni droit d’exploration ou de production, ni aucun titre sur les ressources, et encore moins une garantie automatique d’acquérir ultérieurement un contrat pétrolier définitif. Il s’agit donc d’une phase d’évaluation technique, sans engagement sur l’attribution de ressources nationales.
Yakaar-Teranga : une zone distincte hors du périmètre Eni
Le ministère a été catégorique quant à l’exclusion des champs de Yakaar et Teranga de ce cadre d’accord. Ces deux découvertes majeures sont identifiées sous le numéro de référence SN08M, et n’englobent en rien les périmètres des cinq blocs visés par le protocole Eni. L’hypothèse d’une cession de la zone gazière de Yakaar-Teranga à Eni manque donc totalement de base technique ou légale, a martelé le ministère. La polémique, alimentée notamment par la diffusion d’une carte sur les plateformes numériques, a également été désamorcée. Le document en question, selon les autorités, ne serait qu’une ébauche antérieure, une version de travail obsolète ne reflétant pas la configuration finale du domaine pétrolier national. Par conséquent, toute accusation de « bradage » des réserves gazières de Yakaar-Teranga est formellement qualifiée de contre-vérité.
En conclusion, le ministère de l’Énergie et du Pétrole a lancé un appel à la prudence, exhortant le public à éviter la propagation d’informations erronées susceptibles d’engendrer la confusion autour de la gestion des précieuses ressources énergétiques du Sénégal. Le département réaffirme sa détermination, en collaboration avec PETROSEN et les organismes pertinents, à poursuivre la valorisation responsable du bassin sédimentaire national et à relancer l’exploration, toujours dans l’intérêt supérieur du pays.



