Le report du face‑à‑face prévu le 25 septembre entre les Lions et le Mozambique, déplacé à Maputo, suscite une vive inquiétude parmi les supporters qui redoutent de ne plus voir leur équipe évoluer sur un sol national.
Un impact qui dépasse le simple déplacement
Les supporters, habitués à vibrer dans les stades de Dakar, se voient désormais privés d’une rencontre décisive des éliminatoires de la CAN 2027. Cette situation met en lumière l’urgence d’un plan B fiable chaque fois que le principal terrain devient indisponible.
Des infrastructures jugées insuffisantes
Les autorités sportives ont invoqué l’indisponibilité du stade nommé d’après l’ancien président, mobilisé pour les Jeux olympiques de la jeunesse, comme raison principale du report. Le deuxième site, le stade Léopold Sédar Senghor, n’est toujours pas considéré comme apte à recevoir un match officiel de l’équipe nationale. D’autres équipements, comme celui de Thiès, ne sont pas non plus capables de combler le vide immédiatement.
Face à ces constats, la journaliste et chercheuse Mbaye-Jacques Diop, lors d’une interview sur RFM, a déclaré que « Il y a eu faillite » de la politique sportive de l’État, soulignant la nécessité d’une réflexion profonde sur la planification des installations sportives. Elle insiste sur le fait que le pays doit disposer de solutions de secours lorsque son principal stade homologué n’est pas utilisable.
La réponse officielle de la FSF
Bakary Cissé, responsable de la communication de la Fédération sénégalaise de football, a rappelé les contraintes liées à la disponibilité des infrastructures. Il a précisé que la fédération a engagé des discussions avec les autorités mozambicaines pour organiser la rencontre à Maputo, indiquant que la décision ne dépend pas uniquement de la FSF.
Ce débat met en exergue la fragilité du parc d’infrastructures dédié au football de haut niveau au Sénégal. Au‑delà du match en question, la situation pousse les décideurs à envisager des investissements durables afin d’éviter que les Lions ne soient à nouveau contraints de jouer à l’étranger pour des compétitions majeures.
En définitive, la délocalisation du duel Sénégal‑Mozambique pourrait devenir le catalyseur d’une réforme nécessaire, à condition que les autorités saisissent l’enjeu et mobilisent les ressources pour doter le pays d’équipements à la hauteur des ambitions sportives nationales.



