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« Là où ils mettent le pied, le sang coule » : Alger rompt avec les Emirats

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Un coup de tonnerre dans le paysage diplomatique maghrébin et moyen-oriental : l’Algérie a annoncé ce jeudi une décision majeure, celle de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis. Cette initiative, qui intervient après une longue période de friction, marque une escalade significative dans les rapports entre les deux nations, soulignant des divergences profondes et persistantes.

Les racines d’une animosité prononcée

Cette rupture n’est pas soudaine, elle est le point culminant de plusieurs années d’une tension croissante. Alger a, à de multiples reprises, pointé du doigt Abou Dhabi, l’accusant d’ingérence dans ses affaires intérieures et régionales. Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a été particulièrement explicite quant à son ressentiment, n’hésitant pas à qualifier publiquement les Emirats d’« Etat minuscule » dont l’« impact » sur la stabilité régionale serait « très négatif ».

Les propos présidentiels ont souvent pris une tournure très forte, à l’image de cette déclaration retentissante lors d’une récente interview télévisée : « Là où ils mettent le pied, le sang coule ». Cette phrase, chargée de symbolisme, illustre la gravité des griefs algériens, qui perçoivent l’action émiratie comme une source de déstabilisation. Le souhait exprimé par le dirigeant algérien était clair : « Tout ce que l’Algérie souhaite, c’est que cet Etat s’éloigne, pour que le sang ne coule pas chez nous ».

Une décision mûrement considérée, non sans hésitation

Selon les informations rapportées par la télévision publique algérienne, la décision de rompre les liens a été prise uniquement « après avoir épuisé tous les moyens susceptibles de préserver les relations bilatérales ». Cette formulation suggère que l’Algérie n’a pas agi sur un coup de tête, mais à l’issue d’un processus où les voies diplomatiques traditionnelles auraient été épuisées. Le président Abdelmadjid Tebboune avait d’ailleurs lui-même indiqué qu’une telle rupture aurait pu survenir bien plus tôt, n’eût été la volonté d’Alger de ne pas exacerber les dissensions déjà existantes entre les pays arabes.

Cette annonce, relayée par l’AFP, pose désormais la question des répercussions pour l’ensemble de la région. Elle met en lumière les fractures profondes qui traversent parfois le monde arabe et soulève des interrogations sur l’avenir des équilibres géopolitiques dans une zone déjà sujette à de nombreuses tensions.

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