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Les accusations d’Aldiouma Sow ébranlent l’exécutif : Ousmane Sonko face à de nouveaux scandales

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La scène politique sénégalaise est de nouveau le théâtre d’une vive confrontation, marquant une escalade des tensions au sein même de l’exécutif. Aldiouma Sow, figure désormais critique, a lancé des accusations retentissantes envers Ousmane Sonko et ses proches collaborateurs, pointant du doigt ce qu’il qualifie de « scandales financiers » et menaçant de dévoiler de nouvelles affaires qui pourraient fragiliser davantage la gouvernance actuelle.

Les éclats de voix d’un ancien allié

Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, Aldiouma Sow a directement mis en cause l’entourage du Premier ministre, le liant explicitement à l’épineux dossier Kosmos. Ses propos ne se limitent pas à cette seule affaire ; il étend le spectre de ses allégations à d’autres dossiers sensibles, notamment le « compte Jaam » du Fonds pour la paix en Casamance. Ces critiques surviennent dans un climat déjà tendu, où les dissensions internes minent la cohésion de l’équipe gouvernementale.

Cette offensive n’est pas une première. Aldiouma Sow avait déjà exprimé son désaccord après une intervention d’Ousmane Sonko sur des médias internationaux. À l’époque, il reprochait au chef du gouvernement d’avoir trahi l’esprit du « Projet » et de provoquer des fractures au sein de la direction. Il avait même, avant d’être nommé superviseur adjoint, critiqué ce qu’il percevait comme une dissimulation du véritable dessein d’Ousmane Sonko et l’adoption d’une attitude messianique.

Une tension préexistante et des répliques cinglantes

L’affaire du Fonds pour la paix en Casamance a également vu Amadou Ba, ministre conseiller à la Présidence, entrer dans la danse. En réponse aux allégations d’Ousmane Sonko concernant ce fonds, Ba a rappelé l’existence d’un décret datant de 2004 qui exempte le Premier ministre de devoir justifier l’usage de ces sommes. Il a par ailleurs qualifié la réaction du Premier ministre de simple « bruissement de fourmi » face à la « tempête annoncée », soulignant l’âpreté du débat.

Aldiouma Sow exige désormais de Sonko et de son cercle qu’ils rendent des comptes aux citoyens sur leur gestion des deux dernières années passées à la tête de l’exécutif. Il a formulé une mise en garde explicite, rapportée par la presse, déclarant : « À leur place, je me ferais tout petit et je raserais les murs jusqu’en 2050. » Une formule qui témoigne de la profondeur du fossé désormais creusé.

Le ministre conseiller à la Présidence ne s’arrête pas là, promettant que de nouvelles révélations concernant d’autres dossiers sensibles pourraient émerger dans les jours et semaines à venir. La conclusion de sa publication résonne comme un avertissement sans équivoque : « La République leur fera face ! » Le gouvernement sénégalais se trouve ainsi à un carrefour, contraint de faire face à des accusations qui interrogent la transparence et l’intégrité de son action, promettant des semaines décisives pour l’avenir de la coalition au pouvoir.

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