En plein débat de la Déclaration de politique générale, le parlementaire Guy Marius Sagna a lancé une attaque frontale contre le chef du gouvernement, Ahmadou Al Aminou Lo, au sujet du pacte conclu avec le Fonds monétaire international.
Un reproche qui fait trembler l’exécutif
Le législateur a pointé du doigt la décision d’adhérer à un programme du FMI alors que la population sénégalaise attend des réponses concrètes sur la hausse du coût de la vie et les perspectives d’emploi. Il a rappelé que chaque mesure économique doit être mesurée à l’aune des besoins réels des citoyens, et non seulement des exigences externes.
Des interrogations sur les retombées sociales
Guy Marius Sagna a exigé que le Premier ministre détaille les effets attendus de cet accord sur les ménages les plus vulnérables. Il a souligné que les engagements pris avec le FMI pourraient entraîner des coupes budgétaires, affectant les services publics essentiels. Le député a demandé des garanties précises pour éviter que les réformes ne pèsent davantage sur les classes populaires.
Quel avenir pour la politique économique sénégalaise ?
En concluant son intervention, le parlementaire a lancé un appel à la transparence totale et à un dialogue ouvert avec la société civile. Selon lui, la légitimité du gouvernement ne pourra se maintenir que si les décisions économiques sont débattues publiquement et si les impacts sont clairement communiqués aux électeurs.
Cette prise de parole, qui a surpris de nombreux observateurs, pourrait marquer une étape importante dans le contrôle parlementaire des accords internationaux et inciter le pouvoir exécutif à reconsidérer la façon dont il présente les projets de réforme économique.



