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Fatoumata Niang : l’unité nationale, clé du redressement après la DPG du Premier ministre

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Au lendemain de la Déclaration de Politique Générale (DPG) du Premier ministre, une voix influente s’élève pour éclairer la feuille de route gouvernementale. Fatoumata Niang, figure reconnue de la Task Force Kiiraay, propose une lecture qui dépasse la simple approbation, en insistant sur la nécessité d’une cohésion nationale inébranlable pour surmonter les défis du Sénégal. Son examen de cet exercice institutionnel majeur met en lumière des orientations claires pour un pays qui s’engage sur la voie de la reprise sans jamais renier ses valeurs.

Affronter la réalité des défis : le socle du renouveau

L’un des aspects les plus percutants de la DPG, selon Fatoumata Niang, réside dans sa reconnaissance explicite des multiples obstacles structurels auxquels le Sénégal est confronté. La membre de Kiiraay met en avant des problématiques aussi variées que l’équilibre du contrat social, l’état des finances publiques, la dynamique démographique galopante, les lourdeurs institutionnelles et administratives, les impacts du changement climatique, le climat des affaires et la position géostratégique du pays. Pour elle, cette franchise est la base d’une action gouvernementale crédible.

La question démographique, en particulier, retient son attention. Une population très jeune représente un atout formidable, mais cette énergie doit être catalysée rapidement en une force économique par l’emploi, la formation pertinente et l’accès universel aux services sociaux. Des initiatives comme les coopératives agricoles communautaires, la mise en place d’agropoles ou le programme national de bourses de sécurité familiale sont des réponses concrètes citées pour transformer ce potentiel. Par ailleurs, concernant l’endettement et les déficits budgétaires, elle perçoit dans le discours du gouvernement une volonté affirmée de « dire la vérité des chiffres sans renoncer à l’ambition », démarche indispensable pour une stratégie de redressement durable et la recherche d’un accord avec le FMI.

L’unité : un impératif pour la prospérité nationale

Au-delà des indicateurs économiques, la DPG a lancé un appel vibrant à l’apaisement de l’espace public, une dimension que Fatoumata Niang juge fondamentale. Elle souligne l’accent mis sur le respect des principes républicains, l’exercice de la responsabilité politique et le rejet catégorique des clivages extrêmes et de la violence verbale. Une telle approche est, à ses yeux, essentielle pour restaurer la confiance mutuelle et le contrat social. Fatoumata Niang martèle : « Appartenir à un camp plutôt qu’à un autre ne devrait jamais signifier vouloir affaiblir son propre pays ». Cette cohésion nationale est le préalable à la réussite des réformes économiques majeures, telles que l’assainissement des finances publiques, le règlement des arriérés aux entreprises et la nécessaire réforme des subventions énergétiques.

Vision pragmatique : des projets ciblés et un secteur privé renforcé

La DPG se distingue également par son approche sélective et résolument tournée vers l’exécution des grands projets. Fatoumata Niang salue le choix de concentrer les efforts sur une quinzaine d’initiatives clés, plutôt que de multiplier les annonces sans garantie de réalisation. Parmi celles-ci figurent le développement du gaz de Yakaar-Teranga, le maillage gazier national, la modernisation du raffinage, le hub minier de Kédougou, le Grand Transfert d’Eau, la ligne ferroviaire Dakar-Tambacounda, la construction d’hôpitaux régionaux ou encore la création d’un cluster pharmaceutique.

Une place prépondérante est accordée au secteur privé national, envisagé non plus comme une variable d’ajustement budgétaire, mais comme un véritable moteur du développement. Des dispositifs tels que l’initiative « Sunu Champions », le renforcement des garanties de financement et la réservation d’une part de la commande publique aux entreprises locales sont autant de leviers pour faire émerger de futurs champions sénégalais. La méthode gouvernementale est également encensée, reposant sur six piliers : « prioriser, financer autrement, exécuter, mesurer, dialoguer, rendre compte », avec un engagement clair des ministres et une évaluation rigoureuse des projets.

En définitive, Fatoumata Niang perçoit dans cette DPG non pas une rupture avec le Référentiel Sénégal 2050, mais une adaptation pertinente à la réalité du terrain. Elle exhorte à une mobilisation collective, insistant sur le fait que le redressement du Sénégal ne saurait être l’affaire du seul gouvernement. C’est en « travaillant tous ensemble, au-delà des clivages », que le pays pourra construire un avenir victorieux et un héritage digne d’être transmis aux générations futures.

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