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Al Amine Lo freine les grands travaux face à une dette de 1 900 milliards

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Alors que le Sénégal rêve de transformer son paysage urbain, c’est la lourde charge financière qui retarde le décollage des projets phares. Le Premier ministre Al Amine Lo rappelle que la capacité de l’État à financer les ouvrages futurs repose d’abord sur un assainissement rigoureux des comptes publics.

Une dette qui étouffe les ambitions

Selon les chiffres officiels, la dette publique dépasse le tiers du produit intérieur brut, atteignant près de 23 500 milliards de francs CFA. Le déséquilibre budgétaire, avec un déficit avoisinant les 14 %, contraint le gouvernement à adopter une attitude prudente vis‑à‑vis des dépenses d’infrastructure. En outre, une créance de 1 900 milliards de francs CFA reste due aux entreprises locales, un fardeau que le chef du gouvernement juge indispensable de régler avant d’envisager de nouveaux chantiers.

Le pari de l’Agenda Vision Sénégal 2050

L’Agenda Vision Sénégal 2050 recense 384 initiatives, parmi lesquelles plusieurs projets qualifiés de « catalytiques » pour leur impact économique. Toutefois, leur mise en route est subordonnée à la capacité de l’État à rétablir une situation financière saine. Al Amine Lo précise que, dès que la dette intérieure sera apurée, « on verra un autre Sénégal », soulignant l’importance d’un redressement des finances pour débloquer les investissements prévus dès l’an prochain.

Le rôle du FMI et les perspectives

Le gouvernement s’appuie sur un accord technique signé avec le Fonds monétaire international pour structurer le plan de désendettement. Ce partenariat vise à instaurer une gouvernance financière plus robuste, à renforcer la protection sociale et à garantir une plus grande équité dans la répartition des ressources. Le Premier ministre, ancien ministre Secrétaire général du Gouvernement, met en garde contre la combinaison d’une croissance économique lente et d’une natalité élevée, qui, selon lui, pousse le pays vers un appauvrissement continu.

En définitive, la réussite du vaste programme d’infrastructures dépendra de la capacité du Sénégal à sortir du cercle vicieux de la dette. Un nettoyage efficace des obligations intérieures, soutenu par le FMI, pourrait ouvrir la voie à une nouvelle ère de construction et de modernisation, à condition que les réformes financières soient réellement appliquées.

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