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Yankhoba Diémé torpille le débat sur les fonds politiques après l’avis du Conseil constitutionnel

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Lors d’une tournée officielle dans le département d’Oussouye, le ministre des Forces armées a profité d’une rencontre avec chefs religieux et traditionnels pour livrer un message qui vient bouleverser les discussions autour des finances secrètes de l’État. L’objectif affiché était de rétablir la confiance du public en exposant la fonction réelle de ces ressources.

Un instrument de cohésion sociale, selon le ministre

Le responsable a affirmé que les fonds dits « spéciaux » sont présents dans chaque nation qui se veut sérieuse, insistant sur le fait qu’aucun chef d’État n’est exempté de les mobiliser. Ils servent à soutenir les autorités coutumières et religieuses, précisant que cette aide vise à consolider la paix et à garantir l’unité du pays. Il a souligné que la loi même interdit de détailler les versements effectués à un khalif ou à un chef traditionnel, afin de préserver la discrétion nécessaire à la stabilité.

Le rappel juridique du Conseil constitutionnel

À la suite du rappel du haut tribunal constitutionnel, le ministre a différencié clairement la législation du règlement. Il a expliqué que lorsqu’on invoque un décret, on se situe dans le champ du règlement, alors que ses actions s’appuient sur une loi. Cette distinction, a-t-il déclaré, aurait dû clore le sujet dès le départ. En insistant sur cette nuance, il a cherché à légitimer la gestion des fonds comme une pratique encadrée et non comme un privilège personnel.

Une continuité historique au service de la nation

Le discours a également placé les actions actuelles dans la lignée des précédents présidents, depuis Senghor jusqu’à Macky Sall. Le ministre a rappelé les engagements du Plan Diomaye pour la Casamance, notamment les projets d’infrastructures en cours, afin de montrer que les ressources sont orientées vers le développement régional. Selon lui, les fonds politiques ne constituent pas un avantage particulier, mais un outil institutionnel destiné à renforcer les piliers de la stabilité que représentent les leaders religieux et coutumiers.

En définitive, la prise de parole du ministre Yankhoba Diémé vise à désamorcer les tensions et à réaffirmer le rôle des mécanismes financiers discrets dans la préservation de la paix nationale. Reste à voir si cette explication apaisera les critiques et si le débat public pourra réellement se clôturer.

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