Accueil POLITIQUE Serigne Moustapha Sy Al Maktoum claque la porte du RFM après accusations

Serigne Moustapha Sy Al Maktoum claque la porte du RFM après accusations

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Le débat qui a éclaté suite à la diffusion de RFM Matin a poussé la Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty à réagir avec véhémence. L’organisation religieuse a publié un communiqué où elle conteste fermement les affirmations tenues à l’antenne, tout en annonçant des actions en justice.

Des accusations jugées infondées

Lors de l’émission animée par le journaliste Babacar Fall, le frère du guide, Abdou Sarr Sy, a insinué que le chef spirituel, Serigne Mouhamadou Moustapha Sy Al Maktoum, aurait perçu des aides publiques ou politiques. La Dahira a immédiatement réfuté ces allégations, précisant que le guide n’a jamais touché d’argent d’origine politique, ni pour le Mawlid ni pour aucune autre activité. Elle a également souligné que le refus de recevoir Ousmane Sonko était une décision autonome, sans motivation financière.

Le droit de répliquer banni, la justice en perspective

Le mouvement affirme avoir sollicité un droit de réponse auprès de Babacar Fall. Selon le communiqué, la demande aurait été rejetée sous prétexte de « convenance personnelle », le présentateur invoquant son désir de ne pas s’immiscer dans une affaire familiale. La Dahira insiste sur le principe du contradictoire, rappelant que toute question soulevée en public doit être soumise à un échange équitable.

Parallèlement, le groupe a rappelé le discours prononcé par son guide lors du Gamou, le qualifiant de « cours magistral » et réaffirmant son statut de « digne héritier de Mame Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum ». Cette mise en avant vise à recentrer l’attention sur l’héritage spirituel plutôt que sur la polémique médiatique.

Sur le plan judiciaire, la Dahira a annoncé le dépôt imminent d’une plainte officielle pour diffamation à l’encontre d’Abdou Sarr Sy. Cette démarche marque une escalade du conflit, traduisant la volonté de l’organisation de protéger sa réputation et de sanctionner ce qu’elle considère comme une diffamation.

Le différend met en lumière les tensions entre médias et institutions religieuses au Sénégal, où la question du respect du contradictoire et de la liberté d’expression se heurte parfois à la protection de l’honneur des figures spirituelles.

À suivre, les suites judiciaires pourraient influencer la manière dont les médias abordent les sujets sensibles liés aux autorités religieuses, tout en rappelant aux journalistes l’importance de garantir un espace d’échange équilibré.

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