Chaque matin, les habitants de Ziguinchor empruntent les ponts Émile Badiane et Tobor pour rejoindre le centre urbain, un trajet devenu synonyme d’incertitude depuis plusieurs années.
Des promesses en suspens
Le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, avait annoncé que les travaux débuteraient le 31 juillet dernier. Un mois après cette date, aucune pelle n’était visible sur les deux ouvrages, comme le rapporte le site lesoleil. Le député Guy Marius Sagna, présent sous le pont de Tobor et devant le pont Émile Badiane, rappelle que ses sollicitations remontent à quatre ans et que les autorités n’ont fourni que des discours.
Conséquences sur la population
Sans réhabilitation, les usagers sont contraints de longer Goudomp, allongeant considérablement leurs déplacements. Des incidents ont déjà eu lieu : en mai 2026, un minibus a basculé du pont Émile Badiane, entraînant un décès et une disparition. De plus, les conducteurs de poids lourds signalent des vibrations inquiétantes, signe d’une détérioration avancée.
Exigences du parlementaire
Guy Marius Sagna ne réclame plus de cérémonies de pose de première pierre, mais la présence concrète d’équipes sur le terrain et la poursuite des travaux jusqu’à leur achèvement. Il a saisi le gouvernement à plusieurs reprises depuis 2024, insistant sur la nécessité de sécuriser ces infrastructures essentielles avant qu’un accident plus grave ne se produise.
Face à la pression croissante, les autorités locales risquent de devoir réviser leurs priorités pour éviter une crise sanitaire et économique majeure dans la région sud du pays.



