Accueil POLITIQUE Pastef alerte l’État : le calendrier des élections territoriales est déjà bousculé

Pastef alerte l’État : le calendrier des élections territoriales est déjà bousculé

0
96

L’incertitude plane sur l’organisation des prochaines élections territoriales au Sénégal, malgré des rappels persistants de l’opposition. Le parti Pastef a franchi un pas décisif ce mercredi en saisissant officiellement le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ainsi que la Commission électorale nationale autonome (Cena) et le Président de la République, exigeant le lancement du processus électoral requis par la loi.

Des délais légaux ignorés

Le Bureau politique de Pastef met en lumière des manquements graves aux dispositions du Code électoral. Rappelant que les conseillers départementaux et municipaux actuels ont été désignés le 23 janvier 2022 pour une durée de cinq ans, la formation politique insiste sur l’obligation légale de renouveler leurs mandats dans les trente jours précédant leur terme. Selon les articles L.236 et L.269 du Code électoral, et en tenant compte de l’exigence de l’article L.63 imposant un scrutin dominical, la date limite pour ces élections est fixée au dimanche 17 janvier 2027.

Cependant, le décret essentiel pour déclencher les opérations électorales n’a toujours pas été émis. De surcroît, le montant de la caution pour les candidatures, devant être arrêté par le ministre chargé des élections après consultation des parties prenantes au moins cent cinquante jours avant le scrutin (conformément aux articles L.247 et L.282), n’a pas été rendu public. Ce délai impératif est désormais dépassé, chaque jour d’inaction accentuant, d’après Pastef, la violation des cadres juridiques établis.

Une souveraineté populaire inaliénable

Le parti rejette catégoriquement l’idée que le manque d’action du Président de la République puisse justifier un report de fait des échéances électorales. Pastef affirme que l’organisation de ces compétitions territoriales ne procède ni d’une latitude politique ni d’un pouvoir d’appréciation discrétionnaire. Pour le mouvement, le calendrier électoral est impératif et s’applique à toutes les institutions, y compris à la plus haute magistrature du pays.

Face à ce qu’il perçoit comme une carence, Pastef s’engage à mobiliser l’ensemble des recours républicains et juridictionnels. L’objectif est clair : garantir la primauté du droit et permettre aux citoyens d’exercer pleinement leur souveraineté par le vote dans les délais prescrits.

Cette démarche de Pastef souligne une tension croissante autour du respect des principes démocratiques et du calendrier institutionnel. La pression est désormais forte sur les autorités pour qu’elles clarifient rapidement la situation, afin d’éviter une crise de légitimité potentielle et de préserver la confiance des Sénégalais dans leur système électoral.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici