Le débat public s’enflamme autour d’une campagne de financement participatif belge qui a atteint les 80 000 € en l’espace de quelques jours. Cette somme, rassemblée par des internautes, vise à aider Grégory Lenoci, récemment condamné à une peine de dix‑sept ans d’incarcération.
Un acte violent justifiant une condamnation lourde
Le tribunal correctionnel de Namur a reconnu Lenoci coupable d’une tentative de meurtre planifiée contre son voisin, identifié comme Marc P., accusé d’abus sur le fils du prévenu. Le 24 juillet 2025, Lenoci aurait invité Marc P. chez lui, puis l’a frappé à plusieurs reprises, le laissant dans un état semi‑végétatif, incapable de parler ou de se nourrir seul.
Les motivations invoquées et le rôle de la psychologie
Lors de l’audience, la psychologue de Lenoci a déclaré que son client l’avait prévenue plusieurs heures avant l’incident, précisant qu’il avait fixé un rendez‑vous à 16 h et qu’il était prêt à « prendre entre 20 et 25 ans » pour protéger son enfant. Ces propos ont été retenus comme preuve d’une préméditation aggravée.
Une solidarité controversée qui divise l’opinion
Le financement massif suscite une vive controverse : certains le perçoivent comme une forme de soutien à un acte qualifié de « tentative d’assassinat », tandis que d’autres y voient une réaction émotionnelle face à la gravité des accusations portées contre Marc P. L’indignation a même conduit des spectateurs à proférer des insultes à l’encontre du système judiciaire belge.
Ce scandale soulève des questions cruciales sur la manière dont la société réagit aux crimes perçus comme justifiés par la défense de l’enfance, ainsi que sur les limites de la solidarité financière lorsqu’elle touche des personnes condamnées pour des violences extrêmes.



