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Moustapha Thioune propulse les hubs IA africains, un tournant sino-sénégalais

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Le Sénégal mise désormais sur l’intelligence artificielle pour métamorphoser son paysage médiatique, un pari qui pourrait redéfinir la manière dont les journalistes et les producteurs africains créent et diffusent leurs contenus.

Un partenariat technologique renforcé

Au cœur du 7ᵉ Forum de la coopération des médias sino‑africains, le représentant du ministre de la Communication, Bacary Sarr, a accompagné Moustapha Thioune dans une session dédiée à l’intégration de l’IA dans l’audiovisuel. L’objectif affiché était d’élargir les relations technologiques entre le Sénégal et la Chine afin d’accompagner la transformation numérique du secteur. L’intervention a mis en avant les besoins en équipements de production, les systèmes de diffusion et les outils d’intelligence artificielle, tout en soulignant l’importance du dialogue et de l’intelligence collective comme piliers de la réponse aux défis médiatiques.

Vers la création de hubs IA continentaux

Parmi les propositions avancées, la mise en place de hubs africains d’intelligence artificielle figure en première ligne. Cette ambition trouve déjà un premier écho avec la « Senegal AI Factory », présentée à Tokyo lors de la réunion du « HAIP Friends Group ». Inscrite dans le cadre du Programme Prioritaire n°8, la Factory vise à renforcer les compétences nationales en IA, à soutenir les start‑ups locales, à intensifier la recherche appliquée et à former les talents du pays. Ces structures sont destinées à devenir des incubateurs d’innovation, de formation et de développement de compétences, ouvrant la voie à des plateformes africaines capables d’accompagner la mutation des médias.

Formation, archivage et cinéma : les nouvelles perspectives

Moustapha Thioune a également insisté sur la nécessité de former les journalistes et les professionnels de l’audiovisuel afin qu’ils maîtrisent ces technologies émergentes. Les discussions ont porté sur l’archivage numérique, avec des projets de stockage et de numérisation destinés à préserver la mémoire audiovisuelle du continent et à valoriser les productions locales. Enfin, l’intelligence artificielle pourrait être déployée dans les industries cinématographiques sénégalaise et chinoise, réduisant les coûts de production et accélérant les phases de montage et de post‑production.

Si ces initiatives se concrétisent, le Sénégal pourrait devenir un modèle de coopération technologique en Afrique, offrant aux acteurs médiatiques des outils de pointe tout en stimulant l’écosystème des start‑ups et la formation des futurs spécialistes de l’IA.

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