Accueil POLITIQUE Dr Modou Diagne dénonce la vague de mensonges : le CILMI riposte

Dr Modou Diagne dénonce la vague de mensonges : le CILMI riposte

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Alors que les réseaux sociaux inondent les jeunes de récits enjolivés sur les traversées clandestines, le Comité interministériel de Lutte contre la Migration irrégulière (CILMI) décide de placer la vérité au centre de son combat.

Une stratégie ancrée dans les données

Le Dr Modou Diagne, Secrétaire permanent du CILMI, rappelle que « sans données fiables, actualisées et structurées, il est impossible de concevoir des politiques publiques efficaces ». Pour transformer cette exigence en réalité, l’institution s’appuie sur le Centre de Collecte et d’Analyse des Données sur la Migration (CCADM), qui fournit une cartographie précise des flux et des motivations des migrants.

Ces informations alimentent la Stratégie nationale de Lutte contre la Migration irrégulière (SNLMI) 2026-2035, un plan qui mise avant tout sur la prévention, la protection des migrants, la démantèlement des réseaux criminels et la promotion de voies légales.

Des alternatives concrètes pour les jeunes sénégalais

Conscient que l’espoir d’un emploi à l’étranger alimente la décision de partir, le CILMI met en avant les programmes de formation, d’emploi et d’entrepreneuriat soutenus par l’ANPEJ et le 3FPT. Des campagnes de sensibilisation, déployées à l’échelle régionale et départementale, visent à rapprocher ces offres des populations les plus exposées aux discours fallacieux.

En diffusant des messages clairs sur les risques réels – exploitation, traite, violences et décès – l’institution veut offrir aux jeunes la possibilité de choisir en connaissance de cause, loin des promesses de voyages « garantis » ou d’emplois « assurés ».

Déconstruction des mythes et impact attendu

Les comités locaux, épaulés par des acteurs du terrain, organisent des ateliers où les témoignages authentiques remplacent les récits romancés. L’objectif affiché est simple : rendre l’information accessible, fiable et structurée afin que chaque décision soit le fruit d’une réflexion éclairée.

Si ces initiatives parviennent à inverser la tendance, le CILMI pourrait non seulement réduire le nombre de départs irréguliers, mais aussi renforcer la résilience des communautés face aux réseaux de passeurs.

Le défi reste colossal, mais la volonté affichée par le Dr Modou Diagne et son équipe montre que la lutte contre la désinformation migratoire passe d’abord par la connaissance.

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