À quelques jours du Gamou, le chef de l’État a choisi la ville sainte de Tivaouane comme scène pour rappeler que la foi et les projets concrets peuvent se soutenir mutuellement dans la quête d’une société plus unie.
Le message spirituel au service de l’unité nationale
Devant les autorités religieuses, Bassirou Diomaye Faye a d’abord exprimé sa gratitude à Dieu, déclarant : « Nous rendons grâce à Allah de nous avoir permis, après nos prières de l’année dernière, de nous retrouver à nouveau aujourd’hui ». Il a qualifié Tivaouane de « lieu de savoir et de lumière », rappelant que le legs de Seydi El Hadji Malick Sy et des chefs tidianes dépasse le cadre rituel. « Ce patrimoine spirituel est le ciment de notre nation, qu’on en soit conscient ou non, qu’on le vive pleinement ou non » a-t-il affirmé, insistant sur le rôle des enseignements religieux dans la promotion de la solidarité, de la paix et de la cohésion.
Des engagements matériels sous contrôle direct
Le président a précisé que son déplacement visait également à vérifier l’avancement des travaux annoncés l’an passé. Parmi les priorités, l’accès à l’eau potable, l’assainissement, le forage et les raccordements sociaux. Il a indiqué que les 4 000 raccordements sociaux prévus ont été renforcés par plus de 2 000 nouveaux branchements cette année, et que les budgets alloués aux forages et à l’assainissement ont été réévalués. « Même si j’ai confiance dans les rapports transmis, constater la réalité de nos propres yeux est ce qui importe le plus », a souligné le chef de l’État, rappelant que la priorité demeure l’impact tangible sur les populations.
Une prière collective pour la stabilité du pays
Profitant du vendredi, jour de grande prière, le président a sollicité les bénédictions du Khalife général des Tidianes pour la paix, la stabilité et la prospérité du Sénégal. « Lorsque le pays est en paix, chaque citoyen en bénéficie », a-t-il rappelé, réaffirmant que la concorde nationale reste au cœur de son mandat.
En mêlant hommage spirituel et suivi rigoureux des projets d’infrastructure, Bassirou Diomaye Faye montre que le développement matériel et la foi peuvent se renforcer mutuellement, offrant ainsi un modèle de gouvernance où l’unité nationale se construit à la fois dans les mosquées et sur les chantiers.



