Le débat autour des lotissements suscite une vive inquiétude parmi les Sénégalais, qui redoutent des irrégularités foncières pouvant affecter l’accès au logement. Le maintien des investigations parlementaires, annoncé par Ousmane Sonko, représente un signal fort pour la transparence et la protection des intérêts publics.
Le cadre législatif et les nouvelles commissions
Lors de la session ordinaire inaugurale de 2026 de l’Assemblée nationale, les députés ont adopté six résolutions créant des commissions d’enquête. Chaque commission réunit onze parlementaires et bénéficie d’un laps de temps de six mois pour mener ses investigations, avec la faculté d’organiser des audiences ouvertes au public.
Les réponses contradictoires du ministère de la Justice
Ousmane Sonko a présenté deux courriers émanant du ministre de la Justice, garde des Sceaux. Le premier évoquait une instruction judiciaire relative à des opérations situées aux abords de l’aéroport, notamment autour du hangar dédié aux pèlerins. Après avoir réclamé des précisions supplémentaires, le président a reçu un second courrier indiquant qu’une enquête, confiée à la Section de recherches de la Gendarmerie nationale à la demande du procureur financier, avait été finalisée. Toutefois, les données fournies ne comprenaient pas l’ensemble des zones concernées par les projets de lotissement, notamment ceux du littoral.
Pourquoi l’Assemblée persiste malgré les investigations judiciaires
Selon le président de l’Assemblée, l’absence de preuves montrant qu’une action judiciaire couvre la totalité des faits oblige le parlement à poursuivre son mandat d’enquête. En droit, le déclenchement d’une procédure judiciaire sur les mêmes faits suspend la création d’une commission parlementaire d’enquête. Ainsi, tant que la justice n’a pas tranché sur l’ensemble des opérations, les députés continueront à examiner les dossiers, afin de garantir que les procédures de lotissement respectent les normes légales et les droits des citoyens.
Cette position renforce la vigilance citoyenne et montre que les institutions sénégalaises restent prêtes à intervenir lorsque les mécanismes judiciaires ne répondent pas entièrement aux attentes de la société.



