Une opération de cession de vingt‑sept automobiles, précédemment saisies dans le cadre de procédures judiciaires, a déclenché une vive polémique. Le Forum du Justiciable, association de défense des droits, a immédiatement réclamé des éclaircissements à l’Office national de recouvrement des avoirs criminels (ONRAC), accusant l’institution de manquer de transparence.
Un acte qui bouscule la confiance publique
La vente, jugée par plusieurs observateurs comme « controversée », soulève des interrogations quant aux critères de valorisation des biens saisis et aux bénéficiaires de la transaction. Le Forum du Justiciable souligne que la mise en marché de ces véhicules, sans information publique détaillée, porte atteinte à la légitimité de l’ONRAC, organe chargé de récupérer les avoirs issus d’activités illicites.
Enjeux de transparence et de redevabilité
Selon le porte‑parole du Forum, la procédure aurait dû être soumise à un contrôle rigoureux, incluant la publication des listes d’acheteurs et des montants perçus. L’absence de ces éléments, selon l’organisation, empêche les citoyens de vérifier que les fonds récupérés sont réinjectés dans le budget de l’État ou destinés à des projets d’intérêt général.
Le débat met également en lumière le rôle de l’ONRAC dans la lutte contre la criminalité économique. Une gestion perçue comme opaque pourrait affaiblir les efforts de récupération des actifs et décourager la coopération des partenaires internationaux, qui attendent des standards élevés de bonne gouvernance.
Perspectives et demandes du Forum du Justiciable
Le collectif réclame la suspension immédiate de toute nouvelle cession de biens saisis jusqu’à ce qu’un cadre clair, accessible et vérifiable soit instauré. Il demande également la mise en place d’un comité de suivi indépendant, capable de contrôler chaque étape du processus, de la saisie à la vente finale.
Alors que le gouvernement sénégalais n’a pas encore commenté officiellement l’affaire, la pression exercée par le Forum du Justiciable pourrait inciter les autorités à revoir leurs pratiques, afin de restaurer la confiance du public dans la gestion des avoirs confisqués.
Dans les prochains jours, l’ONRAC devra répondre aux exigences du Forum et démontrer son engagement envers la transparence, condition sine qua non pour garantir la légitimité de ses actions et assurer que les ressources récupérées servent réellement l’intérêt national.



