Quand le sultan de Kelantan a épousé en 2018 une jeune Russe venue du monde du mannequinat, personne n’aurait pu imaginer que ce couple clandestin allait secouer les fondements d’une monarchie à la fois politique et religieuse.
Un mariage secret aux conséquences inattendues
À l’âge de 49 ans, Muhammad V a contracté les noces avec Oksana Voevodina, âgée de 24 ans, dans la capitale russe. La future reine a rapidement renoncé à son passé de mannequin lingerie, adoptant le hijab et le nom islamique Rihana Oksana Petra afin de se conformer aux exigences du trône. Leur union, gardée hors des regards, a été suivie d’une visite dans une clinique allemande pour tenter d’engranger un héritier.
Le tollé qui a précipité l’abdication
Alors que la femme attendait en Russie, des images du mariage ont fuité, déclenchant la colère du public malaisien. Des enquêteurs en ligne ont déterré des séquences d’une émission de téléréalité où Oksana apparaissait totalement nue dans une piscine, suscitant un scandale retentissant. La pression médiatique a culminé en 2021, quand le sultan a choisi de quitter le trône, devenant le premier monarque du pays à renoncer volontairement.
Séparation et enjeux financiers
Le 21 mai 2019, la mère a donné naissance à un garçon nommé Tengku Ismail Leon. Le père a contesté la paternité, affirmant qu’« N’importe quel homme asiatique pourrait être le père ». Il a ensuite prononcé le triple talaq, dissolvant le mariage par trois déclarations simples. Des documents révélés montrent que le sultan proposait un fonds d’environ 215 000 euros, assorti de conditions strictes : l’enfant devait être élevé dans le sunnisme, la mère et le fils ne pouvaient plus le contacter, et elle devait supprimer tous ses comptes sociaux.
Refusant l’offre, Oksana a exigé une pension bien plus élevée et s’est installée à Londres avec son fils. Aujourd’hui, le sultan persiste à nier toute filiation, tandis que son nouveau mariage avec une Américaine, célébré à Oman, s’est également soldé par une rupture après une fausse couche.
Ce drame royal expose les tensions entre traditions religieuses et attentes modernes, rappelant que chaque décision du palais résonne bien au‑delà des frontières de la Malaisie.



