Le 19 août 2026, le Dr Oumar Cissé, à la tête de la municipalité de Rufisque, a donné le coup d’envoi d’une opération d’envergure visant à reconfigurer le Canal central, anciennement désigné Canal de l’Est. L’initiative, entièrement prise en charge par les ressources de la ville, représente une réponse concrète aux problèmes d’hygiène et de sécurité qui accablaient les riverains depuis l’époque coloniale.
Un chantier financé à 278,4 M FCFA pour rompre le passé colonial
Le projet, d’un coût de 278,4 millions de FCFA, porte sur une portion de 300 m du conduit. En puisant dans le budget propre de la commune, la municipalité affirme son ambition de reprendre le contrôle d’un ouvrage longtemps perçu comme source de nuisances, d’eaux stagnantes, de dépôts de déchets et de risques d’inondation. Cette décision s’inscrit dans une dynamique de « transformation et de souveraineté locale », selon les autorités.
Des aménagements qui visent à sécuriser les riverains
Parmi les travaux prévus, l’élargissement de l’exutoire permettra une meilleure évacuation des eaux pluviales, tandis que le renforcement des raccordements contribuera à sécuriser les quartiers adjacents. Ces améliorations techniques sont présentées comme essentielles pour limiter les débordements et protéger les habitations situées le long du canal.
Impacts attendus sur la santé et la vie quotidienne
La municipalité mise sur trois objectifs majeurs : salubrité, sécurité et protection des populations. En éradiquant les zones d’eau stagnante, le projet devrait réduire la prolifération de vecteurs de maladies et améliorer la qualité de vie des résidents. Au-delà de l’aspect hygiénique, la transformation du canal en une infrastructure « au service de tous » témoigne d’une volonté de moderniser l’urbanisme de Rufisque.
À moyen terme, la finalisation de ce chantier pourrait devenir un modèle pour d’autres villes sénégalaises confrontées à des héritages similaires, marquant une étape décisive vers des espaces urbains plus résilients et autonomes.



