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41% de fiscalité sur le carburant : Birame Souleye Diop lève le voile sur les réformes potentielles

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La récente hausse des prix du carburant, intervenue en août 2026, continue de susciter des interrogations au Sénégal. Alors que le supercarburant a bondi de 920 à 990 FCFA le litre et le gasoil de 680 à 755 FCFA, une voix autorisée s’est élevée pour éclairer les options possibles. Birame Souleye Diop, ancien titulaire du portefeuille du Pétrole et des Énergies et membre du parti Pastef-Les Patriotes, a pris la parole pour dénoncer les retards dans l’application de mécanismes essentiels et pour dévoiler les leviers fiscaux qui auraient pu tempérer cette augmentation, tout en affirmant que les tarifs actuels ne reflètent pas la réalité économique.

La Pression Fiscale : Une Marge de Manœuvre Oubliée ?

Au cœur des révélations de Birame Souleye Diop, la question de la fiscalité sur les produits pétroliers occupe une place prépondérante. Selon l’ex-ministre, l’imposition représente une part substantielle des coûts, oscillant entre 27 % et 52 % selon les produits, pour une moyenne s’établissant autour de 41 %. Il a précisé qu’à la demande du chef du gouvernement, diverses hypothèses de diminution de ces taxes avaient été minutieusement étudiées, avec des baisses envisagées de 15 %, 20 %, voire 25 %. Ces chiffres mettent en lumière l’importante marge de manœuvre dont dispose l’État pour influencer directement le prix à la pompe, une réalité qui contredit l’idée d’un prix inéluctable. L’avertissement est clair : « Tout retard dans l’application de ces mécanismes amène une augmentation des subventions », ce qui pèse davantage sur les finances publiques.

Des Pistes de Réforme Structurelle au-delà des Ajustements Simples

Au-delà de la seule réduction des taxes, Birame Souleye Diop a articulé un ensemble de propositions visant à une refonte plus profonde du secteur. Ces voies incluent un remaniement du Code général des impôts ainsi qu’une révision du cadre réglementaire régissant l’industrie pétrolière. Parmi les autres mesures suggérées figurent la création d’un comité permanent chargé de la surveillance du secteur, dont les réunions seraient tenues tous les trois mois, et une intensification de sa numérisation. L’objectif ultime derrière ces réformes est ambitieux : basculer progressivement d’une aide financière généralisée à un soutien ciblé, spécialement conçu pour protéger les ménages les plus vulnérables des fluctuations des prix. L’ancien ministre a d’ailleurs clairement indiqué être ouvert à une discussion constructive sur ces enjeux cruciaux.

Les propos de Birame Souleye Diop, formulés lors d’une conférence de presse de Pastef-Les Patriotes, surviennent après que les conclusions d’une étude sur les prix du carburant lui aient été transmises le 19 mai, peu avant la fin de ses fonctions ministérielles le 11 juin. Ces déclarations, qui interviennent dans un contexte de forte sensibilité économique, soulignent l’urgence d’une politique énergétique transparente et proactive. Elles appellent à une réflexion approfondie sur la gestion des hydrocarbures et leurs implications pour le pouvoir d’achat des Sénégalais, posant la question de savoir quelles solutions seront finalement privilégiées pour stabiliser durablement les prix.

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