Le drame du 26 mai 2026, où un minibus s’est renversé sur le pont Émile Badiane, a fait un mort et laissé une personne portée disparue, a ravivé les inquiétudes des habitants de la Casamance. Cette tragédie souligne l’urgence d’un nouveau passage qui sécurise la liaison entre Ziguinchor et le reste du pays.
Une tragédie qui relance la mobilisation
Le jour même, les médias locaux ont rappelé que le pont Émile Badiane, unique voie d’accès à la région, présente des faiblesses dangereuses. Le collectif citoyen L’HEURE EST GRAVE a profité de cet événement pour annoncer une marche pacifique le 26 septembre 2026, date qui coïncide avec la commémoration du naufrage du bateau Le Joola en 2002.
Le collectif L’HEURE EST GRAVE et ses revendications
Dirigé par El Hadji Kamara, le groupe dénonce le retard du lancement des travaux du second pont. Dans un communiqué relayé par Exclusif, les responsables exigent que l’État fournisse « la vérité, toute la vérité » aux populations casamançaises et garantisse une totale transparence sur le dossier. Ils affirment se battre depuis plus de cinq ans pour la construction d’un nouvel ouvrage et précisent que leur combat « n’est dirigé contre personne ». Le collectif réclame le démarrage « sans délai » du chantier.
Le calendrier controversé du second pont
En novembre 2025, le ministre Déthié Fall avait annoncé la mise en place d’un pont destiné à remplacer celui d’Émile Badiane, suivi d’une pose de première pierre prévue pour juillet, sans préciser de date de démarrage. En juillet 2026, l’AGEROUTE a reporté à une date ultérieure la cérémonie de lancement prévue le 31 juillet. Le marché de construction a été attribué au consortium AREZKI–CRBC, présenté comme déjà à pied d’œuvre sur le site.
La marche du 26 septembre vise donc à mobiliser massivement les habitants, à rappeler les promesses non tenues et à pousser les autorités à concrétiser rapidement le projet tant attendu. Si le gouvernement répond favorablement, la région pourrait enfin bénéficier d’une infrastructure moderne, réduisant les risques d’accidents et stimulant le développement économique.
En attendant, la population de la Casamance reste vigilante, prête à défendre son droit à une liaison sécurisée et à exiger la transparence tant promise.



