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Assemblée nationale claque la porte des failles sociales avec le nouveau Code du travail

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Une avancée législative qui pourrait transformer le quotidien de millions de travailleurs sénégalais vient d’être officialisée à l’Assemblée nationale. Le texte, présenté comme une réponse aux carences de protection dans les secteurs formel et informel, suscite déjà de vives attentes parmi les organisations syndicales et les employeurs.

Des votes massifs ouvrent la voie à la réforme

Le mardi, les parlementaires ont approuvé les projets de loi n°15/2026 et n°16/2026, respectivement dédiés au Code du travail et au Code de la sécurité sociale. Le premier texte a recueilli 129 voix favorables contre 4 abstentions sur un total de 133 votants, tandis que le second a obtenu 129 suffrages pour et une abstention parmi 130 participants. Ces majorités soulignent le consensus politique autour d’une refonte du cadre juridique du travail.

Des travailleurs informels au cœur du débat

Au cours des discussions, les députés ont souligné les progrès apportés par la réforme, mais ont aussi rappelé les difficultés persistantes pour les salariés du secteur informel. Les employés de maison, les gardiens, les vigiles et d’autres travailleurs non déclarés ont été cités comme des groupes souvent exclus de la protection sociale. La députée Aïcha Faye a attiré l’attention sur les parents d’enfants autistes ou handicapés, rappelant que leur présence indispensable doit être reconnue et soutenue par le nouveau dispositif.

Un appel à l’État pour garantir l’application

Les parlementaires ont conclu en exhortant les autorités administratives à assurer le déploiement effectif des deux codes et à mettre en place des mécanismes de sanction pour toute violation des droits des travailleurs. Cette injonction vise à éviter que les textes restent de simples promesses et à transformer les principes législatifs en réalités concrètes sur le terrain.

Si les nouveaux cadres législatifs sont appliqués avec rigueur, ils pourraient réduire les inégalités entre salariés du formel et de l’informel, offrir une couverture sociale élargie et renforcer la sécurité juridique des employeurs. Le véritable défi réside désormais dans la capacité de l’administration à traduire ces engagements en actions tangibles, sous le regard vigilant de la société civile.

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