Une issue inattendue marque la fin d’une année et vingt jours de détention pour Maodo Malick Mbaye. L’ancien patron de l’Agence nationale de la maison de l’outil (ANAMO) a recouvré sa liberté provisoire, déjouant les exigences du parquet financier qui militait pour le port d’un bracelet électronique. Le magistrat instructeur du Pôle judiciaire financier a finalement donné suite aux arguments de la défense, offrant une liberté sans conditions restrictives supplémentaires.
Le quitus de la Cour des comptes, un atout décisif
Au cœur de ce dénouement réside un document que la défense a présenté comme fondamental : un quitus délivré par la Cour des comptes. Ce document officiel, couvrant l’exercice 2023 – période au centre des investigations – et fourni par l’Agent comptable, certifierait l’absence d’irrégularités. Selon les avocats du mis en cause, cette attestation a considérablement affaibli les allégations de mauvaise gestion financière qui pesaient sur leur client, marquant un tournant décisif dans le bras de fer judiciaire.
Des preuves de non-culpabilité et une constante dénégation
Cet élément s’ajoute à une confrontation clé avec l’ancien Directeur Administratif et Financier (DAF). Lors de cet échange, la défense affirme avoir produit des éléments probants démontrant la non-culpabilité de Maodo Malick Mbaye. Tout au long de la procédure, l’ancien directeur n’a eu de cesse de clamer son innocence face aux soupçons de détournement, une position qu’il a réitérée avec force : « Jamais je n’ai détourné un seul franc ».
Cette libération sans bracelet électronique, après une si longue période de privation de liberté, pose des questions sur la solidité initiale des accusations et souligne l’importance des preuves matérielles dans la résolution des dossiers financiers complexes. Elle offre une nouvelle perspective sur ce dossier qui a tenu en haleine l’opinion publique.



