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Falémé: 27 dragues détruites par le GARSI, la guerre de l’or illégal s’embrase

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La Falémé, cette artère vitale de la région de Kédougou, continue d’être le théâtre d’une bataille acharnée contre l’exploitation aurifère clandestine. Une nouvelle offensive des forces de sécurité, menée début août 2026, a vu le détachement spécialisé du Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention (GARSI) numéro 2 frapper un grand coup, pulvérisant vingt-sept engins de dragage utilisés pour l’extraction illégale. Cette action, qui s’inscrit dans une série d’interventions musclées, souligne la détermination des autorités à endiguer un fléau aux conséquences environnementales et économiques dévastatrices.

L’Érosion Clandestine d’un Trésor Naturel

Le 2 août 2026, aux environs de 17 heures, l’unité du GARSI basée à Saeinsoutou, dans l’arrondissement de Saraya, a mené une action décisive sur le cours d’eau frontalier. Les vingt-sept dragues détruites étaient des outils rudimentaires mais redoutablement efficaces pour l’orpaillage. Ces barges, munies de pompes et de tamis, aspirent les sédiments du lit fluvial pour en extraire l’or. Leur utilisation est formellement prohibée dans un périmètre de 500 mètres autour de la Falémé. La raison est simple et alarmante: ces pratiques provoquent des ravages écologiques irréversibles, perturbant gravement l’écosystème aquatique et dégradant les berges, menaçant ainsi la biodiversité et les ressources en eau de la population.

La Résilience du GARSI Face aux Réseaux Illégaux

L’opération du début août n’est qu’un maillon d’une offensive continue orchestrée par le détachement du GARSI 2. Le printemps 2026 a été marqué par une succession d’interventions témoignant de la persistance de cette exploitation illicite. Le 23 mai de la même année, une descente à Mouran, dans la commune de Missira Sirimana, avait permis de confisquer de nombreux équipements logistiques, dont des deux-roues motorisés, des générateurs d’électricité et des pompes à moteur. Quelques jours auparavant, le 14 mai, les villages de Wortoukhaty et Toumbifara avaient déjà été le théâtre de la destruction de dix dragues. Plus tôt encore, le 16 avril, trente-deux engins similaires avaient été anéantis, en plus de saisies importantes de matériel. Ces chiffres révèlent l’ampleur du phénomène et la nécessité d’une vigilance constante de la part des forces de sécurité, qui maintiennent ainsi une pression soutenue sur les filières d’extraction clandestine.

La Falémé et, plus largement, la région frontalière de Kédougou, restent des zones sous haute surveillance. Les opérations du GARSI, rapportées par Actusen citant la gendarmerie nationale, sont cruciales non seulement pour la protection de l’environnement, mais aussi pour la préservation de la souveraineté économique et la sécurité des communautés locales face à une activité illégale qui mine durablement les fondations socio-environnementales de la région. La guerre contre l’orpaillage illégal est loin d’être terminée, mais la riposte des autorités sénégalaises s’intensifie, envoyant un message clair aux exploitants clandestins.

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