La Guinée écrit une nouvelle page de son histoire économique, affirmant sa volonté inébranlable de maîtriser la chaîne de valeur de ses richesses naturelles. C’est dans cette optique stratégique qu’un accord fondamental a été officialisé hier, le mercredi 5 août 2026, marquant l’avènement d’une ère où l’État se positionne en acteur direct de l’exploitation minière de la bauxite, avec des horizons de transformation ambitieux.
La souveraineté minière par Nimba Mining Company
Au cœur de cette démarche historique se trouve la Nimba Mining Company, une entité singulière car elle représente la première entreprise minière intégralement contrôlée par l’État guinéen. La convention de base, signée avec le gouvernement, lui confère la responsabilité d’extraire la bauxite présente sur le territoire et de la commercialiser sur les marchés mondiaux. Cette initiative vise à instaurer un cadre réglementaire robuste pour la valorisation du patrimoine bauxitique du pays, tout en renforçant considérablement le contenu local dans l’industrie extractrice.
De la bauxite à l’aluminium : un impératif national
L’ambition affichée par Conakry dépasse largement la simple extraction et l’exportation. Le ministre directeur de cabinet de la présidence, Djiba Diakité, a clairement formulé la vision à moyen terme : la transformation locale de cette précieuse ressource. « Nous finirons un jour par transformer l’aluminium sur le sol guinéen…grâce à l’ambition du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya », a-t-il affirmé, soulignant ainsi la détermination présidentielle à voir la Guinée passer d’exportateur de matière première à producteur d’aluminium fini. Il a également insisté sur les « attentes du président de la République [qui] sont élevées », appelant à une exécution rapide de l’accord, au respect scrupuleux des engagements et à l’obtention de résultats à la hauteur des aspirations nationales.
Cette nouvelle orientation, impulsée directement par la vision du général Mamadi Doumbouya, même en son absence actuelle du territoire national, témoigne d’une volonté politique forte de maximiser les retombées économiques des ressources naturelles du pays pour ses citoyens. Elle pose les bases d’une refonte potentielle du secteur minier guinéen, axée sur l’autonomie et le développement industriel.



