La crise migratoire à Ceuta a provoqué une réunion d'urgence des ministres européens de l'Intérieur, qui se sont réunis en visioconférence pour discuter de la situation et trouver des solutions. L'enclave espagnole de Ceuta a été envahie par des dizaines de milliers de migrants en provenance du Maroc, ce qui a créé une crise diplomatique au sein de l'Union européenne.
La solidarité avec l'Espagne
Les États membres de l'Union européenne ont exprimé leur « profonde solidarité » envers l'Espagne, qui a été touchée de plein fouet par la crise migratoire. Les ministres ont reconnu que la communication en période de crise « pourrait être améliorée » et « qu'elle devait être plus cohérente ». Laurent Nuñez, présent à la réunion, a déclaré que tous les participants ont déploré les « ingérences informationnelles d'États étrangers » qui ont utilisé les images de la crise pour critiquer la politique de gestion migratoire de l'Union européenne.
La question de l'espace Schengen
La crise migratoire à Ceuta a également soulevé la question de l'espace Schengen, avec certains pays européens appelant à une suspension de l'Espagne de l'espace Schengen. Cependant, les ministres européens de l'Intérieur ont convenu que la zone de libre circulation n'était pas en cause. Laurent Nuñez a affirmé que « tous et toutes ont convenu que la question de l'espace Schengen n'était pas vraiment le problème, mais plutôt la solution ».
La France a offert son soutien à l'Espagne pour renforcer les contrôles à la frontière franco-italienne. Le ministre danois de l'Immigration et de l'Intégration, Morten Bødskov, a salué la réponse apportée par Madrid à cette crise migratoire, estimant que « ces événements montrent qu'il est absolument essentiel que nous gardions le contrôle des frontières de l'Union européenne ».



