La question des absences professionnelles récurrentes à la suite des grandes manifestations cultuelles secoue de nouveau l’opinion. Cette fois, c’est Waly Diouf Bodiang qui monte au créneau, apportant un éclairage critique sur les mesures envisagées par l’autorité étatique. Selon lui, la réponse ne réside pas dans de simples requêtes formelles de justifications, mais dans une refonte profonde de l’organisation.
L’impasse des sanctions : un problème connu d’avance
Le consultant s’est exprimé via sa page Facebook, contestant l’efficacité des démarches actuelles. Il estime que les éventuelles demandes d’explications prévues par les services compétents sont non seulement une stratégie mal adaptée, mais également une réaction post-facto à un défi prévisible. Pour Waly Diouf Bodiang, cette approche survient bien trop tardivement pour une situation qui aurait pu être anticipée avec une planification adéquate. « Les demandes d’explications envisagées par le ministère ne me semblent pas être la solution à retardement d’un problème anticipable », a-t-il fermement déclaré.
Il a par ailleurs insisté sur la nécessité pour l’autorité de garantir la viabilité de ses propres initiatives. Il est primordial, selon lui, que les démarches engagées puissent aboutir à des conséquences concrètes, faute de quoi elles perdraient toute légitimité. « L’autorité doit éviter de demander des explications sans avoir les moyens ou l’intention d’en tirer des conséquences », a-t-il averti, pointant du doigt un risque d’inefficacité administrative.
Repenser l’aménagement du temps de travail post-Magal et Gamou
Au-delà de la critique des méthodes, Waly Diouf Bodiang invite à une réflexion plus large sur la structure même du travail après des rassemblements majeurs tels que le Magal ou le Gamou. Ces défections massives, souligne-t-il, posent des questions fondamentales sur l’aménagement du lendemain de ces célébrations nationales. Il appelle à une perspective novatrice pour gérer cette problématique. « La gestion de ce point de vue doit être intelligente », a-t-il affirmé, plaidant pour une approche souple et pragmatique.
L’insistance sur la nécessité d’une « gestion intelligente » met en lumière sa conviction qu’une rigidité réglementaire ne peut résoudre le problème. L’application stricte des règlements, prévient-il, serait « sans issue », suggérant que des solutions plus nuancées et anticipatives sont indispensables pour concilier les impératifs religieux et les exigences de productivité nationale.
Le point de vue de Waly Diouf Bodiang soulève une interrogation cruciale sur la capacité de l’administration à s’adapter aux réalités socioculturelles du pays. Il s’agit moins de sanctionner après coup que de prévenir et d’organiser en amont, garantissant ainsi à la fois le respect des traditions et l’efficacité de la fonction publique.



