Alors que le président guinéen Mamadi Doumbouya est en congé en Grèce avec sa famille, l’opposition guinéenne appelle solennellement à la fin de la dictature. Les Forces Vives de Guinée (FVG) estiment que le régime de M. Doumbouya est caractérisé par des assassinats ciblés, des disparitions forcées et des actes de torture visant des leaders d’opinion.
Un régime de terreur
Les FVG fustigent également le musèlement de la presse et la dissolution arbitraire de dizaines de partis politiques parmi les plus représentatifs. Le général Doumbouya a été élu président pour un mandat de sept ans le 28 décembre 2025, malgré sa promesse initiale de rendre le pouvoir à des civils au terme d’une période de transition.
Des élections contestées
La mouvance du président et ses partis alliés ont remporté plus de 80% des sièges du Parlement lors des législatives du 31 mai dernier. Cependant, les FVG estiment que ces simulacres d’élections ne visaient qu’à entériner une confiscation du pouvoir et à conférer une apparence de légitimité à un régime issu d’un coup d’État militaire.
Un appel à l’action
Les FVG appellent tous les patriotes guinéens à se joindre à elles pour mettre fin à la dictature, restaurer les libertés fondamentales et œuvrer à un retour effectif à l’ordre constitutionnel. Le général Doumbouya dirige la Guinée d’une main de fer depuis le coup d’Etat de 2021, et les manifestations sont réprimées depuis 2022.
La situation en Guinée est donc à la croisée des chemins, avec une opposition qui appelle à la fin de la dictature et un président qui semble déterminé à maintenir son pouvoir. Il reste à voir comment cette situation va évoluer dans les prochains jours et semaines.



