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Macky Sall encaisse un revers surprise pour le poste de Secrétaire général de l’ONU

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La course à la tête de l’Organisation des Nations Unies, dont le dénouement est prévu en fin d’année, a connu son premier tournant majeur avec une consultation indicative à huis clos. Les résultats de ce scrutin préliminaire, tenu le jeudi 30 juillet, réservent une surprise pour la délégation africaine et particulièrement pour le Sénégal : l’ancien chef d’État, Macky Sall, figure en cinquième position, loin des candidatures féminines qui dominent ce premier classement provisoire.

Deux femmes s’imposent en tête de course

Ce vote initial, essentiel pour jauger les appuis des sept postulants, a mis en lumière deux figures féminines. La Costaricienne Rebeca Grynspan s’est distinguée avec dix voix favorables, une voix contraire et quatre abstentions. Non loin derrière, la Guyanienne Carolyn Rodrigues a obtenu neuf appuis, deux oppositions manifestes et quatre abstentions. Leurs performances les placent en tête de cette consultation, ouvrant la voie à la perspective d’une femme à la direction de la plus grande institution multilatérale.

Pour l’ancien président sénégalais Macky Sall, originaire de Fatick, le tableau est moins reluisant. Il a comptabilisé six encouragements, mais a également fait face à sept oppositions, le reléguant à la cinquième place de cette phase cruciale. Le prochain acte de ce processus électoral est déjà programmé pour la mi-août, sous la supervision de la présidence danoise.

L’ombre du Conseil de sécurité plane sur l’élection

Si Rebeca Grynspan et Carolyn Rodrigues parviennent à maintenir leur avance lors des prochains votes, elles franchiront une étape significative vers le fauteuil de Secrétaire général. Cependant, la route reste semée d’embûches, notamment l’impératif d’obtenir l’aval des membres permanents du Conseil de sécurité. Il est de notoriété publique que l’accession au poste de successeur d’Antonio Guterres est intrinsèquement liée aux équilibres géopolitiques complexes et au pouvoir de veto détenu par les cinq membres permanents. Leur soutien est indispensable pour toute candidature ambitieuse, rendant cette dimension cruciale quel que soit le score initial des candidats.

Cette dynamique naissante souligne que l’élection du prochain dirigeant de l’ONU est bien plus qu’une simple accumulation de voix. Elle est une savante alchimie entre performances individuelles, représentativité régionale et, surtout, l’approbation stratégique des grandes puissances mondiales. La suite s’annonce palpitante.

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