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Bassirou Diomaye Faye face aux pèlerins : Le non-décret du Magal crée la tension

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La ferveur du Grand Magal de Touba s’est achevée cette année sur une note d’intense frustration pour des milliers de participants. Le chemin du retour pour les fidèles s’est avéré particulièrement ardu, marqué par un encombrement massif des routes et des gares. La raison de ce désagrément réside dans une décision gouvernementale significative : l’absence d’un jour chômé consécutif à cette importante célébration.

Une affluence routière sans précédent

Dès la nuit suivant l’événement religieux, des milliers de croyants, contraints par l’impératif de reprendre leurs activités, ont dû écourter leur séjour dans la ville sainte de Touba pour regagner Dakar et d’autres localités. Cette pression soudaine a engendré, comme l’a rapporté Xibaaru, une concentration inédite de voyageurs submergeant les axes routiers et les terminaux de transport. Les conséquences ont été immédiates : embouteillages monstres, risques accrus de fatigue au volant et d’incidents sur les principaux corridors. Une situation qui a transformé la fin d’un moment de recueillement en une épreuve logistique et humaine.

Le poids d’une décision présidentielle et le cadre légal

La réglementation nationale en vigueur ne prévoit pas de manière systématique un repos post-Magal. Le texte législatif n°74-52 du 4 novembre 1974, encadrant les jours chômés, limite l’octroi d’un lundi férié aux seules fêtes de Korité et Tabaski, si elles coïncident avec un dimanche, ainsi qu’aux lundis de Pâques et de Pentecôte. Pour le rassemblement de Touba, toute disposition similaire est subordonnée à une décision exécutive du chef de l’État. L’absence de cette ordonnance cette année a immédiatement suscité des rapprochements avec le mandat de l’ancien dirigeant, Macky Sall, qui, en 2021, avait justement promulgué un acte similaire, facilitant ainsi un retour plus étalé des participants. Sur les plateformes numériques, une multitude d’utilisateurs ont déploré que l’équipe dirigeante actuelle, sous Bassirou Diomaye Faye, n’ait pas saisi cette opportunité de manifester une considération particulière envers la communauté mouride.

Le maintien de l’activité économique a provoqué un afflux colossal de mouvements sur une durée restreinte, amplifiant ainsi les risques de bouchons, d’épuisement des conducteurs et d’incidents sur les grands axes. Ce contexte réanime le dialogue sur l’impératif d’ajuster le calendrier officiel aux impératifs des grandes manifestations cultuelles, une revendication portée par divers analystes.

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