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7 jours suffisent : la FIFA retire son projet de privatisation de 4,2 milliards

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En une semaine à peine, un ambitieux projet de refonte du financement du football mondial, porté par la FIFA, a été purement et simplement retiré. Cette volte-face spectaculaire, survenue le samedi 1er août 2025, révèle l’ampleur d’une opposition farouche qui a contraint Gianni Infantino à renoncer à un plan évalué à 4,2 milliards de dollars.

L’Ambition Controverse de la FIFA

Ce plan, baptisé initialement FIFA Forward Enterprise, visait à injecter des capitaux privés dans les rouages commerciaux de l’organisation. La proposition prévoyait de céder jusqu’à 20 % des parts à des investisseurs externes, espérant ainsi générer environ 4,2 milliards de dollars. Pour obtenir l’adhésion des fédérations nationales, l’instance dirigeante promettait des incitations financières considérables : une enveloppe inédite de 20 millions de dollars pour chaque membre en 2027, et une augmentation substantielle des dotations régulières, passant de 8 à 20 millions sur la période 2027-2030. Gianni Infantino, président de l’organisation, avait personnellement sollicité le soutien des 211 fédérations en juillet, leur offrant jusqu’à 40 millions de dollars en échange de leur approbation avant le 19 septembre, information relayée par des publications internationales telles que Le Dakarois 221.

Un Front Uni et des Doutes Internes Ébranlent le Projet

Mais cette proposition n’a pas tardé à soulever une vague de réprobation mondiale. L’Union des Associations Européennes de Football (UEFA) a été la première à sonner l’alarme, menaçant de manière « unanime » de boycotter toutes les compétitions, y compris la prestigieuse Coupe du monde, si l’initiative n’était pas retirée. Rapidement, la Confédération de l’Amérique du Nord, de l’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf), ainsi que la Confédération Asiatique de Football (AFC), se sont alignées sur ce rejet catégorique. L’AFC, notamment, a fait valoir que le plan « ne pouvait parvenir au large consensus et à l’unité nécessaires », une déclaration forte reflétant une rupture de confiance.

La contestation ne s’est pas limitée aux confédérations. Des départs notables ont fragilisé l’entourage même de Gianni Infantino. Carlos Cordeiro, son principal conseiller, a claqué la porte le vendredi 31 juillet, estimant que le projet « n’avait guère de sens » compte tenu des ressources déjà existantes. Kevin Lamour, le numéro trois de l’instance, a enfoncé le clou en qualifiant le plan de « projet d’une seule personne », dénonçant ainsi un manque flagrant de collégialité dans la prise de décision. La controverse a même atteint la sphère politique, avec le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, qualifiant cette entreprise de « proposition scandaleuse ». Des soupçons de conflits d’intérêts ont également été évoqués, notamment autour du fonds Thrive Eternal, fondé par Joshua Kushner, frère du gendre de Donald Trump, avec qui Gianni Infantino entretient des liens connus.

Face à cette levée de boucliers d’une intensité rare, Gianni Infantino a opté pour la voie de la prudence et du réalisme politique, annulant son projet bien avant la date butoir fixée au 19 septembre. La FIFA a depuis affirmé sa volonté de renouer le dialogue avec toutes les parties prenantes. Ce retrait marque une leçon importante sur la nécessité du consensus et de la transparence dans la gouvernance du football mondial, et pourrait bien redéfinir la manière dont les réformes majeures seront envisagées à l’avenir par l’instance suprême du ballon rond.

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