Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a lancé un avertissement sévère aux établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) qui ne respectent pas les conditions d’agrément, d’habilitation ou d’accréditation. Cette mise en garde concerne environ un tiers des 298 établissements privés recensés au Sénégal, qui pourraient être fermés immédiatement si ils ne se conforment pas aux exigences légales.
Les conditions d’agrément
La Direction générale de l’Enseignement supérieur (DGES) rappelle que l’ouverture, la délocalisation ou l’extension de filières nécessitent le dépôt d’un dossier complet et l’obtention d’un agrément provisoire. Sans cette autorisation, aucun établissement privé ne peut délivrer de diplômes de licence, master ou doctorat, notamment en médecine, pharmacie, odontostomatologie et chirurgie dentaire.
Les conséquences d’une fermeture
La fermeture de ces établissements pourrait avoir des conséquences graves pour les étudiants, qui risquent de se retrouver sans diplôme reconnu et avec des difficultés d’insertion professionnelle. La situation est particulièrement préoccupante à Saint-Louis, où seuls 3 des 16 établissements privés d’enseignement supérieur sont habilités à délivrer des diplômes reconnus.
La DGES s’appuie sur la loi n° 94-82 du 23 décembre 1994 et le décret n° 2018-850 du 11 mai 2018 pour justifier ces mesures. Elle prévient que tout manquement entraînera la fermeture immédiate de l’établissement, sans préjudice de poursuites judiciaires. L’autorité appelle également le public à une grande vigilance pour éviter de tomber dans les pièges de ces établissements non autorisés.



