Accueil SANTÉ Sénégal : le Ministère de l’Industrie rassure face à la menace des...

Sénégal : le Ministère de l’Industrie rassure face à la menace des aflatoxines dans le riz

0
152

La sphère publique sénégalaise a été récemment agitée par des rapports inquiétants concernant une prétendue contamination massive du riz, aliment essentiel, par les aflatoxines. Devant cette vague d’incertitude et la montée des inquiétudes, le Ministère de l’Industrie et du Commerce a pris les devants pour rétablir les faits et apporter des éclaircissements cruciaux. Son communiqué officiel, émis le 24 juillet 2026, vise à apaiser les esprits et à invalider des informations jugées infondées, dénuées de preuves scientifiques rigoureuses.

Précisions sur l’étude contestée et les normes en vigueur

Le ministère a fermement rejeté l’idée d’une contamination généralisée, en précisant que les allégations diffusées s’appuyaient sur une étude dont la portée était limitée. Il s’agissait d’un plan de surveillance pilote, bénéficiant d’un financement de la FAO, qui a analysé seulement 200 échantillons. Ces prélèvements ont été effectués dans les villes de Dakar, Thiès et Kaolack, principalement auprès de restauratrices. Cette méthodologie ne permet en aucun cas de tirer des conclusions valides pour l’ensemble du territoire national. Plus important encore, les résultats obtenus ont été évalués à l’aune des standards particulièrement exigeants de l’Union européenne, fixés à 4 µg/kg. Le Sénégal, quant à lui, adhère à la norme internationale du Codex Alimentarius, qui autorise un seuil de 20 µg/kg. La valeur maximale mesurée, de 18,6 µg/kg, se situe ainsi bien en dessous du seuil national et international.

Démenti formel sur la provenance et les contrôles renforcés

Le ministère a également catégoriquement démenti que les échantillons testés provenaient des zones de production rizicole nationale, notamment la Vallée du fleuve Sénégal. Les rumeurs faisant état d’une contamination de 50% du riz local sont donc jugées sans fondement. Pour garantir la sécurité alimentaire des citoyens, plusieurs institutions nationales de renom, telles que le LANAC, l’ITA, l’Institut Pasteur, l’ESP et le CERES-Locustox, sont engagées dans des contrôles réguliers et rigoureux. Entre janvier et juin 2026, ces organismes ont mené un total impressionnant de 2 059 analyses. En outre, la Direction du Commerce intérieur a été chargée d’intensifier la surveillance des marchés afin d’identifier et de retirer promptement tout produit non conforme aux réglementations sanitaires en vigueur.

Par cette communication claire et détaillée, le Ministère de l’Industrie et du Commerce cherche à dissiper le doute et à rassurer la population sur la qualité et la sécurité du riz consommé au Sénégal. L’engagement des autorités à protéger la santé publique est manifeste à travers le renforcement des dispositifs de contrôle et la transparence dans la gestion de l’information, rappelant l’importance de se fier aux données scientifiques officielles plutôt qu’aux rumeurs.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici