Le lien entre sexualité et système cardiovasculaire est bien réel, mais est-ce que l’activité sexuelle peut réellement provoquer un accident cardiovasculaire ? Selon le Docteur Aliou Alassane Ngaïdé, médecin vasculaire, réadaptateur et cardiologue du sport, les situations où l’activité sexuelle est à l’origine d’un décès sont extrêmement rares.
Les personnes les plus exposées
Le spécialiste identifie trois catégories de personnes davantage exposées : celles souffrant d’une maladie coronarienne, celles atteintes d’insuffisance cardiaque et celles présentant des troubles graves du rythme cardiaque. À ces pathologies s’ajoutent les principaux facteurs de risque cardiovasculaire, notamment l’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, l’obésité, l’excès de cholestérol, la sédentarité et le stress chronique.
L’âge ne condamne pas à l’abstinence
Les personnes âgées sont souvent associées aux faits divers concernant des décès survenus pendant un rapport sexuel. Pourtant, selon le spécialiste, l’âge ne constitue pas, à lui seul, une raison de renoncer à la sexualité. Même à 100 ans, on peut avoir une activité sexuelle correcte, épanouie et sans problème.
Le message du spécialiste est donc clair : le sexe fait travailler le cœur, mais ne tue pas systématiquement le cœur. Chez une personne en bonne santé, cette sollicitation est généralement bien tolérée. Chez une personne présentant une fragilité cardiovasculaire, elle peut, dans de rares circonstances, agir comme le déclencheur d’un accident.



