La succession à la tête des Nations Unies est désormais le théâtre d’une compétition africaine interne, qui vient compliquer la donne. Après l’intervention très médiatisée de l’ancien président sénégalais, Macky Sall, devant l’Assemblée générale, une annonce surprise de l’Ouganda ajoute un nouvel acteur de poids à la liste des prétendants. Ce développement soulève des interrogations sur la stratégie africaine et l’impact de ces candidatures multiples.
La voie s’ouvre pour Olara Otunnu, un défi pour Macky Sall
Le 24 juillet, Kampala a officialisé sa proposition pour le poste de Secrétaire général des Nations unies, en présentant Olara Otunnu. Cette communication, transmise aux différents pays membres avec les pièces justificatives par la mission permanente ougandaise, intervient juste après une étape clé pour l’autre candidat africain.
En effet, le 23 juillet, Macky Sall avait livré une intervention remarquée devant l’Assemblée générale des Nations unies. L’ancien dirigeant sénégalais y avait articulé une perspective basée sur le dialogue constructif et une rénovation de l’organisation, détaillant ses orientations et ses priorités devant les États membres rassemblés au siège new-yorkais de l’instance internationale. L’arrivée d’un second profil issu du continent modifie considérablement le paysage de cette compétition prestigieuse.
L’équilibre des continents et l’enjeu africain
Traditionnellement, le poste de Secrétaire général fait l’objet d’un arrangement tacite, une rotation non écrite entre les grandes aires géographiques mondiales. Cette coutume pourrait cette fois pencher en faveur d’un représentant de l’Amérique latine ou des Caraïbes. La présence de deux candidats africains distincts dans cette course, celle de Macky Sall et maintenant celle d’Olara Otunnu, pourrait, de ce fait, complexifier les chances du continent.
Cette situation inattendue met en lumière les dynamiques diplomatiques internes à l’Afrique et les stratégies des différentes nations pour peser sur la scène internationale. Alors que les yeux étaient tournés vers une candidature unique africaine, la divergence des intentions pose un véritable défi stratégique pour l’obtention de ce poste crucial.



