La décision de la Cour suprême de Guinée-Bissau d’annuler la détention provisoire de quatre accusés dans l’affaire du putsch de 2025 a mis en lumière les dysfonctionnements du système judiciaire bissau-guinéen. Les quatre accusés, dont le Général Daba Na Walna, étaient détenus depuis plus de six mois dans des institutions militaires pour leur implication présumée dans la tentative de coup d’État d’octobre 2025.
Les violations des règles de procédure
La Cour suprême a relevé plusieurs irrégularités majeures dans la procédure, notamment l’absence de constitution formelle des accusés en qualité de prévenus avant leur présentation au juge, la violation de l’article 60 du Code de procédure pénale et l’atteinte au principe du juge naturel. Les accusés ont également affirmé avoir subi des chocs électriques et des menaces de mort pour obtenir des aveux.
Les conséquences de la décision
La décision de la Cour suprême constitue une victoire judiciaire pour la défense et un signal fort en faveur du respect des garanties procédurales dans un contexte politique marqué par les crises institutionnelles. Elle met également en lumière la nécessité de garantir le respect des droits fondamentaux dans les procédures pénales et les tensions persistantes entre justice civile et justice militaire dans un pays où l’équilibre des pouvoirs reste précaire.
Les défis à venir
La décision de la Cour suprême n’est que le début d’un long processus de réforme du système judiciaire bissau-guinéen. Il faudra veiller à ce que les règles de procédure soient respectées et que les droits fondamentaux soient garantis pour tous les citoyens, notamment dans les affaires sensibles comme celle du putsch de 2025.
En conclusion, la décision de la Cour suprême de Guinée-Bissau d’annuler la détention provisoire de quatre accusés dans l’affaire du putsch de 2025 est un pas important vers la consolidation de l’État de droit dans ce pays. Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour garantir que justice soit rendue de manière équitable et transparente.



