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18 milliards de dollars: l’Iran défie le blocus et finance la guerre

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Malgré une confrontation tendue avec les États-Unis et une série de frappes réciproques, la République islamique d’Iran affirme avoir engrangé une somme colossale de 18 milliards de dollars grâce à ses ventes de pétrole. Ce montant, réalisé sur une période de cinq mois marquée par des hostilités intenses, met en lumière une surprenante résilience économique face aux pressions internationales.

Les ventes de brut, un levier économique puissant

Le ministère du Pétrole iranien a détaillé cette performance financière hors norme. Entre le 28 février, date du début des affrontements armés déclenchés par des frappes israélo-américaines sur Téhéran, et le 8 avril, où un cessez-le-feu éphémère a été instauré, 11,5 milliards de dollars de brut auraient été vendus. Une fois les hostilités relancées, entre le 8 avril et le 7 juillet, les exportations ont continué à un rythme soutenu, générant 6,5 milliards de dollars supplémentaires. Ces chiffres sont d’autant plus significatifs qu’ils représentent plus de 60% des recettes pétrolières annuelles budgétisées, et ce, en période de «pleine crise» selon les déclarations officielles.

Manœuvres géopolitiques et contournement des sanctions

La situation géopolitique autour de l’Iran est complexe. Début juillet, Washington a réactivé ses frappes contre l’Iran, entraînant des ripostes de Téhéran ciblant des voisins du Golfe, alliés de l’Amérique, malgré la signature d’un protocole d’accord en juin. Dans ce contexte, la République islamique a également réaffirmé son contrôle sur le stratégique détroit d’Ormuz, un point de passage crucial pour le commerce mondial d’hydrocarbures. En réaction, les États-Unis ont imposé un blocus sur les ports iraniens. Ce succès dans les ventes de pétrole contraste fortement avec une déclaration antérieure de Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et négociateur en chef iranien, qui avait affirmé, durant un précédent blocus américain (avril à juin), que l’Iran n’avait pas pu exporter «un seul baril de pétrole».

Cette capacité à maintenir et même à augmenter ses revenus pétroliers malgré les sanctions et les conflits ouverts pose un défi majeur aux stratégies de pression occidentales. Elle pourrait renforcer la position de Téhéran sur la scène internationale et avoir des répercussions non négligeables sur la stabilité régionale et les marchés énergétiques mondiaux.

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