L’Office national de recouvrement des avoirs criminels (ONRAC) a franchi un cap important en 2025, avec des résultats qui démontrent son engagement à lutter contre la criminalité financière. Les chiffres sont éloquents : 200 saisies enregistrées, soit une hausse de 104 % par rapport à l’exercice précédent, et des cautionnements qui ont explosé, passant de 1,4 milliard à 21,2 milliards de francs CFA, une augmentation de 1463 %.
Le rôle clé du Pool judiciaire financier
Derrière ces chiffres, le Pool judiciaire financier (PJF) s’impose comme un acteur central, ayant émis 38 des 200 ordonnances de saisie, juste derrière les 49 du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Cette implication active du PJF démontre l’efficacité de la collaboration entre les différents acteurs de la chaîne pénale.
Les campagnes de sensibilisation et le renforcement des compétences
Les campagnes de sensibilisation menées dans plusieurs régions et le renforcement des compétences des acteurs de la chaîne pénale ont également joué un rôle crucial dans ces résultats. L’ONRAC a intensifié ses actions de formation, touchant 188 professionnels de la justice lors de tournées et séminaires. Cela inclut la sensibilisation de 95 officiers de police judiciaire et magistrats à Dakar, Diourbel, Thiès, Saint-Louis et Kédougou.
Les aliénations et les restitutions
Sur le plan des aliénations, 19 ventes aux enchères ont permis d’écouler 2 925 biens pour 2,23 milliards de francs CFA, avec Dakar concentrant l’essentiel des recettes (85 %) et Kédougou dominant en volume grâce au matériel d’orpaillage saisi. De plus, l’ONRAC a exécuté 14 décisions de confiscation, soit une augmentation de 180 %, et a restitué 913,6 millions de francs à leurs propriétaires légitimes.
En conclusion, l’ONRAC a démontré son engagement à lutter contre la criminalité financière au Sénégal, avec des résultats concrets et significatifs. L’encours global de l’ONRAC, qui dépasse désormais les 50 milliards de francs CFA, témoigne de l’efficacité de ses actions. Il est essentiel de continuer à renforcer les capacités de l’ONRAC et de la chaîne pénale dans son ensemble pour une lutte plus efficace contre la criminalité financière.



