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Assemblée nationale: Ousmane Sonko lance un assaut inédit contre les caisses noires de l’État

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Le Palais Léopold Sédar Senghor est le théâtre d’une offensive sans précédent pour la transparence. L’Assemblée nationale, sous la présidence d’Ousmane Sonko, a récemment validé une série de propositions législatives qui promettent de redéfinir les règles de la gouvernance étatique. Au cœur de cette démarche, la volonté d’éclaircir l’usage des budgets confidentiels et de renforcer la redevabilité des hauts fonctionnaires, une aspiration longtemps nourrie par l’opinion publique.

Les budgets confidentiels dans le viseur des députés

La mesure phare issue des récentes réunions du Bureau de l’Assemblée, tenues les 17 et 23 juillet 2026, concerne l’encadrement des crédits spéciaux et autres fonds secrets. Initiée par les députés Guy Marius Sagna, Mame Diarra Beye et Alphonse Mané Sambou, cette proposition de loi vise à dissiper l’opacité entourant ce que d’aucuns nomment les « caisses noires » de l’État. Elle représente un virage significatif, surtout au regard des étapes précédentes de ce même dossier. En effet, en septembre 2025, Guy Marius Sagna avait déjà soumis une ébauche similaire à Ousmane Sonko, alors à la tête du gouvernement, qui l’avait invité à patienter afin de privilégier une démarche initiée par l’exécutif. Aujourd’hui, l’initiative parlementaire a trouvé un écho favorable et sa recevabilité marque une avancée cruciale vers une gestion plus claire des deniers publics.

Une gouvernance sous haute surveillance

L’engagement envers une administration plus responsable ne se limite pas aux fonds discrétionnaires. Le Bureau de l’Assemblée nationale a également jugé recevable une proposition de loi portée par le député Amadou Ba, visant à ajuster l’article 37 de la Constitution relatif à la déclaration de patrimoine du Président de la République. Parallèlement, pas moins de huit propositions de résolution ont été admises, ouvrant la voie à la création de commissions d’enquête parlementaires. Ces futures investigations couvriront un éventail de sujets sensibles, allant de la gestion des terres aux attributions de licences de pêche, en passant par les régimes d’exonérations fiscales et l’ambitieux programme « Un étudiant, un ordinateur ». Ces démarches témoignent d’une volonté affirmée d’exercer un contrôle accru sur les politiques publiques et la gestion des ressources nationales.

L’ensemble de ces propositions, désormais jugées recevables, doit encore suivre le parcours législatif. Selon des informations relayées par Dakarmatin, le Président de l’Assemblée nationale a d’ores et déjà sollicité l’avis du chef de l’État et du ministre de la Justice, une étape procédurale indispensable. L’avenir dira si cette impulsion vers une plus grande rigueur éthique et financière se traduira concrètement par des réformes durables au bénéfice des citoyens sénégalais.

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