
C’est un tournant majeur pour le Moyen-Orient. Les États-Unis et l’Iran ont signé, le 17 juin au château de Versailles, en marge du sommet du G7, un protocole d’accord destiné à mettre fin à la guerre. Paraphé par les présidents Donald Trump et Masoud Pezeshkian, le texte est entré en vigueur avec deux jours d’avance sur le calendrier prévu.
Il ne s’agit toutefois que d’une première étape. Le protocole fixe une période de 60 jours pour négocier un accord définitif, censé trancher les nombreuses questions encore en suspens.
Les grandes lignes de l’accord
En échange d’un allègement des sanctions, Téhéran s’engage à diluer ses stocks d’uranium enrichi, selon des modalités à définir, sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et réaffirme qu’il ne cherchera pas à se doter de l’arme nucléaire. De leur côté, les États-Unis prévoient d’autoriser dès la signature les exportations de pétrole iranien et de débloquer les avoirs gelés du pays, dont une première tranche immédiate. L’accord prévoit aussi la réouverture du détroit d’Ormuz, sans péage pendant deux mois.
De vives critiques à Washington
Si l’accord met fin aux hostilités, il suscite déjà une controverse aux États-Unis. Les critiques les plus virulentes émanent des faucons américains, qui estiment que Donald Trump a trop concédé. Les sommes susceptibles de bénéficier au régime iranien — entre fonds de reconstruction, avoirs débloqués et reprise des ventes de pétrole — se chiffrent potentiellement en centaines de milliards de dollars, ce qui embarrasse une partie de l’administration américaine.
Les prochaines semaines de négociations diront si ce protocole débouche sur un accord pérenne ou s’enlise sur les nombreux points restés ouverts.


