Battus d’entrée par la France (3-1), les Lions de la Teranga abordent ce mardi 23 juin un match déjà décisif pour leur avenir dans la Coupe du monde 2026. Rendez-vous est pris au New York New Jersey Stadium d’East Rutherford, dans la nuit du lundi à mardi (00h GMT), pour la deuxième journée du groupe I.
Une marge de manœuvre déjà très réduite
La défaite face aux Bleus a compliqué l’équation. Si le Sénégal venait à s’incliner de nouveau et que la France prenait au moins un point contre l’Irak, les hommes de Pape Thiaw ne pourraient au mieux viser qu’une troisième place. Autrement dit, le droit à l’erreur est désormais quasi inexistant pour les champions d’Afrique en titre.
La dynamique récente invite à la prudence : après une défaite en amical contre les États-Unis (3-2) et un nul vierge face à l’Arabie saoudite, les Lions risquent d’enchaîner une série de quatre matchs sans victoire, une première depuis juin 2018.
Attention au phénomène Haaland
En face, la Norvège débarque pleine de confiance. Pour son premier match en phase finale depuis le début du siècle, la sélection de Stale Solbakken a écrasé l’Irak (4-1), portée par un Erling Haaland déjà intenable, auteur d’un doublé pour sa première titularisation en Coupe du monde. Leader du groupe I devant la France à la différence de buts, la Norvège pourrait valider son billet pour les 32es de finale en cas de nouveau succès.
La défense scandinave reste toutefois perfectible : les hommes de Solbakken n’ont gardé qu’une seule cage inviolée sur leurs sept dernières sorties.
Les Lions ont des arguments
Tout n’est pas noir pour le Sénégal. Face à la France, l’équipe a livré une première mi-temps de haut niveau, et le jeune Ibrahim Mbaye a même trouvé le chemin des filets. Avec Sadio Mané, Nicolas Jackson, Ismaïla Sarr et la pépite Mbaye, l’attaque sénégalaise a les moyens de bousculer une arrière-garde norvégienne fébrile. Pour Sadio Mané, qui dispute son dernier grand tournoi avec les Lions, l’heure est venue de relancer la machine.
Un dernier détail pour entretenir l’espoir : le seul duel entre les deux nations, un amical en 2006, avait tourné à l’avantage du Sénégal (2-1). De quoi inspirer les Lions pour ce rendez-vous capital.



