La manière de faire la politique au Sénégal freine le développement du pays. Les hommes politiques doivent apprendre à respecter la population et qu’ils sachent qu’ils sont élus pour intérêts du peuple et non pour leurs propres poches. Donc ils doivent oeuvrer à la faveur du peuple.
La meilleure manière de le faire c’est de se rapprocher de la société pour savoir comment elle fonctionne.
Rester à Dakar est savoir ce qui se passe dans les autres régions est devenu impossible. Que ça soit les maires ou le président, Il est impossible d’identifier les problèmes de la population en distance ou dans une courte durée.
Cette méthode est obsolète. Car le pays n’est pas si grand et actuellement on compte aux environs de 17 millions d’habitants. Il ne faut pas attendre un événement politique pour se présenter et vouloir connaître aussi la réalité de la zone. La plupart des hommes politiques essaient de baratiner la population. En faisant croire qu’ils ont tout compris mais en réalité ils ne comprennent rien de la situation économique des régions.
La meilleure façon d’aider la population et créer d’emploi, c’est d’orienter les moyens des fins politiques vers la création des entreprises parce que les moyens qu’ils ont mis pour des fins politiques, ils auraient dû les utiliser pour créer des sociétés. Il est temps qu’ils nous respectent parce qu’on ne les suit pas seulement pour de d’argent. On les soutient parce qu’ils ont des programmes de développement.
A ce qui concerne la condition de vie, elle est entrain de se détériorer sans y se rendre compte. Parce que la vie devient de plus en plus chère. Cette chereté va impacter sur la santé de la population qui a un pouvoir d’achat limité, pire dans les zones reculées parce que les gens mangent mal, se soignent mal etc….
Je pense que à cet stade de niveau de vie, plus précisément au XXI eme siècle, le besoin essentiel de nos populations doit être atteint dans tous les secteurs: l’électricité, de l’eau potable, à défaut des routes goudronnées au moins des pistes pour désenclaver certaines localités. la santé et l’éducation sont aussi des secteurs primordiaux qui devraient être accessibles à tous.
Pour que le pays se développe il faut qu’on change notre façon de faire la politique. Il faut développer notre système industriel surtout dans le domaine de l’agriculture.
Si on modernise notre agriculture avec l’appuie de l’État dans l’ingénierie et la formation,une région comme Matam à elle seule peut nous permettre d’atteindre de l’autosuffisance alimentaire à même temps de créer l’emploi. Prenons l’exemple le fleuve du Sénégal, la vallée qui s’étend de Bakel à Dagana, est une plaine alluviale encadrée par des villages semi-désertiques.
Entre le Diéri, zone sèche favorable à l’élevage, et le Walo, zone agricole inondable aux terres fertiles et aux sols argileux, où se pratique la riziculture irriguée, plusieurs activités connexes pouvaient y être développées. on doit être conscient de nos richesses pour diminuer le taux de chômage en valorisant la main-d’œuvre locale.
comment peut-on avoir la terre, l’eau et importer du Riz? On ne peut pas tout importer et vouloir être dans le rang des pays stables financièrement.
Actuellement la Région de Dakar est étouffée. Pourquoi ?
Parce que tout est centralisé dans cette région, alors qu’on a la possibilité de décentraliser certaines industries et même les ministères.
Par exemple: ministère de l’Élevage à Matam, Ministère de l’agriculteur à Kaolack ou Fatick, Tourisme Ziguinchor ou Saint Louis etc.
L »absence totale des infrastructures dans certaines zones enclavées n’encourage pas le développement de notre pays. En plus ça tue l’économie pacifiquement.
Imaginons le nombre de tonnes de mangues qui pourrissent dans la zone sud en casamance. Avec un petit effort de la part de l’État, on peut sauver cette richesse saisonnière. On doit voir la richesse qui fait la fortune de chaque région et installater une usine et favoriser la main-d’œuvre locale.
On est sensé savoir que notre cher Sénégal fait partie des pays les plus endettés avec taux d’endettement qui varie entre 70 et 80%. Et si ça persiste il y aura une situation de surendettement avec des conditions qui ne sont pas à notre faveur sinon aucune institution dans le marché financier n’accepterait de nous prêter de l’argent.
Donc le développement de notre pays doit impliquer tout le monde pour rehausser notre niveau économique.
IBRAHIMA DIA DIPLÔMÉ EN INGÉNIERIE FINANCIÈRE



